Prochaine rentrée scolaire: les classes virtuelles pourraient rester en option

La plupart des intervenants en éducation reconnaissent que le mode présentiel traditionnel est l'idéal, mais l'alternative a des adeptes et serait conservée en option dans plusieurs conseils scolaires.
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Le printemps n’est pas encore arrivé, encore moins la rentrée scolaire de septembre 2021, mais avec tout ce qu’a vécu le milieu de l’éducation depuis un an, force est d’admettre qu’il vaut mieux prévenir… tout en faisant tout pour guérir de la CoViD-19.

Le Ottawa-Carleton District School Board est déjà en train de planifier la rentrée de 2021.

Bien qu’il préfère l’enseignement en classe pour le plus grand bénéfice des élèves, il sonde tout de même les parents pour savoir s’ils pensent envoyer leurs enfants à l’école ou les garder à la maison tout en profitant de classes virtuelles.

La clé de l’apprentissage à distance serait la motivation de l’étudiant… Mais c’est vrai aussi pour l’apprentissage à l’école!

Toutes les options

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) envisage différentes options. Tout est sur la table, mais l’administration attend des orientations supplémentaires du ministère de l’Éducation avant de faire des annonces.

Néanmoins, le CECCE peut confirmer qu’il «continuera d’offrir une expérience d’apprentissage en ligne à plein temps par l’intermédiaire de son Académie d’apprentissage virtuel (AAV) aux familles qui préfèrent cette option pour la prochaine année scolaire».

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De plus, ce conseil scolaire entend faire preuve de souplesse auprès des parents. Même si un enfant était inscrit à l’AAV, il aurait la liberté de revenir en classe en courant d’année. Cette flexibilité est importante aux yeux du CECCE afin que les familles choisissent ce qui est le mieux pour leurs rejetons.

Du côté des parents… 

En ce qui concerne l’organisme pan ontarien Parents Partenaires en éducation, selon sa porte-parole, Nathalie Lachance, il semble que ce soit un peu trop tôt «pour les parents de prendre une telle décision», à savoir s’ils vont envoyer ou non leurs enfants en classe.

Nathalie Lachance

«Nul ne sait ce que les prochains mois nous réservent et les parents baseront leur décision sur la situation du moment», poursuit Mme Lachance. Selon elle, ce ne sera pas une décision prise à la légère. Ce sera beaucoup fait en fonction de la situation familiale.

et des syndicats

Du côté de l’Association des enseignantes et enseignants francophones de l’Ontario (AEFO), on joue la carte de la prudence.

Sa présidente, Anne Vinet-Roy, estime qu’il ne s’agit pas de normaliser «des mesures qui sont censées être temporaires», mises sur pied pour faire face à «des circonstances exceptionnelles et sans précédent, comme la pandémie.»

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Anne Vinet-Roy AEFO
Anne Vinet-Roy

Il importe, selon la présidente, qu’une véritable consultation de l’ensemble des acteurs du milieu de l’éducation – enseignants, parents et communautés scolaires – ait lieu sur la question du retour en classe. Tout cela afin d’assurer un apprentissage de qualité dans le respect des normes sanitaires afin d’assurer la sécurité de tous et de toutes.

Mme Vinet-Roy pose une question primordiale en ce qui concerne le corps enseignant: «Avec la pénurie du personnel enseignant de langue française qui plane sur le système d’éducation, est-ce que les conseils scolaires ont suffisamment de ressources en place pour continuer d’offrir un service de qualité à la fois en mode virtuel et en personne?»

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