Première mention des chutes du Niagara dans une «relation» de voyage

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Publié 30/11/2010 par Paul-François Sylvestre

«La plus belle et tout ensemble la plus effroyable Cascade qui soit dans l’Univers!». Telle est l’impression que Louis Hennepin a eue en voyant les chutes Niagara le 6 décembre 1678. Vingt ans plus tard, dans un ouvrage intitulé Nouvelle découverte d’un très grand pays situé dans l’Amérique entre le Nouveau Mexique et la Mer Glaciale (1697), Hennepin précise que «les eaux, qui tombent de cette grande hauteur, écument et bouillonnent de la manière du monde la plus épouvantable».

Franciscain récollet, Hennepin accompagne l’explorateur René-Robert Cavelier de La Salle, en 1678, lors d’une expédition dans la région des Grands Lacs, en route vers l’Illinois. L’expédition s’arrête aux chutes Niagara et c’est là que La Salle bâtit son navire Le Griffon pendant que Hennepin décrit la fameuse «effroyable cascade».

Il désigne l’endroit comme un «grand et prodigieux Saut, dont la chute d’eau est tout à fait surprenante. Il n’a pas son pareil dans tout l’Univers. (…) La chute de cet incomparable Saut est composée de deux grandes nappes d’eau, et de deux cascades avec une Isle au milieu. Les eaux, qui tombent de cette grande hauteur, écument et bouillonnent de la manière du monde la plus épouvantable. Elles font un bruit terrible, plus fort que le tonnerre. Quand le vent souffle au Sud, on entend cet effroyable mugissement à plus de quinze lieues.»

Le mot Niagara viendrait du mot amérindien «Onguiaahra», devenu «Ongiara» (tonnerre d’eau), puis Niagara

Auteur

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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