Premier congrès pédagogique en Ontario français

Il y a 100 ans

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Lorsque les Conservateurs prennent le pouvoir en Ontario, le 25 janvier 1905, le nouveau premier ministre James Pliny Whitney prête une oreille attentive aux Orangistes et aux évêques irlandais qui souhaitent mettre un frein à l’enseignement en français dans les écoles de la province. La presse fait état de pressions exercées sur le ministre de l’Instruction publique, Robert Allan Pyne, peu sympathique aux doléances des Canadiens français.

La question scolaire préoccupe vivement les Canadiens français de l’Ontario (on ne les appelle pas encore des Franco-Ontariens). Un de leurs leaders est inspecteur d’écoles à Ottawa. Il s’agit de Télesphore Rochon qui décide d’organiser un congrès pédagogique en mars 1907. Des inspecteurs, des commissaires d’écoles et des curés de tous les coins de la province participent à cette rencontre tenue à Ottawa et appelée «convention des instituteurs bilingues d’Ontario».

L’assemblée adopte des résolutions et élit un bureau de direction. Elle demande au gouvernement de placer les écoles bilingues sous la direction d’inspecteurs bilingues et propose le nom de candidats pour le poste d’inspecteur dans le Nouvel-Ontario et à Ottawa. Il est également recommandé de créer des écoles modèles bilingues (écoles normales) à Ottawa et dans le Nipissing.

Bien qu’il s’agisse d’une «convention des instituteurs», peu d’enseignants semble avoir participé à cette assemblée, aucun d’eux ne faisant partie du bureau de direction élu en mars 1907. On y retrouve plutôt des curés d’Ottawa, de Prescott, de Russell, de Nipissing et d’Algoma, ainsi que des inspecteurs d’écoles d’Ottawa et d’Essex. Les quatre députés francophones de l’Ontario y siègent à titre honoraire.

Ce qui a manqué pour mener à bonne fin une telle entreprise, c’est l’union. L’esprit de parti a miné la crédibilité des porte-parole et le faible crie de ralliement est devenu une voix dans le désert. Il a fallu attendre le Congrès d’éducation d’Ontario (janvier 1910) pour assister à un véritable front commun débarrassé de tout esprit de clocher ou de parti.

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