Premier charivari en Nouvelle-France

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Du latin caribaria emprunté au mot grec karêbáreia qui signifie «mal de tête», le charivari désigne d’abord un ensemble de cris, de sifflets, de bruits de crécelle et de tapage que l’on organise pour huer un mariage mal assorti ou un comportement choquant, et ce dès le XIVe siècle. Puis le terme désigne une dispute ou des plaisanteries entre époux. À la fin du XVIIe siècle, il est utilisé de façon péjorative à propos d’une musique.

Au Canada, le premier charivari aurait eu lieu à Québec le 28 juin 1683. Selon l’archiviste E.-Z. Massicotte, c’était à l’occasion du remariage d’une jeune veuve, 21 jours après le décès de son premier mari, François Vézier dit Laverdure.

Âgée de 25 ans, elle épousa Claude Bourget, de cinq ans son aîné. Six jours plus tard, les méchancetés à leur endroit n’ont cesse, donnant lieu à des «désordres et libertés scandaleuses, de même qu’à des actions très impies qui vont à une entière dérision de nos mystères et des vérités de la religion chrétienne». Ce sont là les termes qu’utilise Mgr de Laval dans une ordonnance datée du 3 juillet 1683.

Le prélat s’exprime ainsi: «Nous faisons très expresses inhibitions et défenses à tous les fidèles de l’un ou l’autre sexe de notre diocèse de se trouver à l’avenir à aucune des dites assemblées qualifiées du nom de charivari, aux pères et mères d’y envoyer ou permettre que leurs enfants y aillent, aux maîtres et maîtresses d’y envoyer leurs domestiques ou permettre volontairement qu’il y aillent, le tout sur peine d’excommunication.»

Rien de moins!

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