Pourquoi donner son temps à la communauté francophone?

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Il y a quelques semaines, nous célébrions la semaine nationale du bénévolat. En milieu minoritaire francophone, le bénévolat donne l’opportunité de vivre en français, de participer à la construction communautaire, en plus de soutenir nos organismes communautaires.

Personnellement, je fais du bénévolat dans la communauté franco-ontarienne pour démontrer ma reconnaissance, pour la remercier de me faire confiance, de contribuer à travers ses impôts à mon niveau de vie, de me permettre de m’épanouir en français à Toronto. Sans elle, je m’assimilerais et n’aurais pas un travail en français.

Je participe pour que la communauté francophone de Toronto prenne sa place dans l’espace urbain anglo-dominant et puisse se reproduire et acquérir les capacités communautaires pour assurer sa pérennité. Par ailleurs souffrant d’une maladie chronique au pronostic incertain, mon action bénévole dans la communauté franco-torontoise donne un sens à ma vie et me fait oublier cette incertitude.

Depuis mon arrivée en Ontario français en 1993, je suis tous les jours émerveillé par la richesse de nos communautés à travers la province, de nos communautés des minorités raciales et culturelles. Comme tout le monde, je constate que nous avons des difficultés, mais je préfère fixer mon attention sur les solutions et j’ai la ferme conviction que nous avons les ressources nécessaires pour les résoudre.

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À titre d’exemple, j’ai développé avec Hélène Roussel le programme de développement des capacités et du leadership communautaire, programme soutenu par la Fondation Trillium et Patrimoine Canada pour que des bénévoles contribuent à la communauté francophone pour qu’ils ressentent ce sentiment d’appartenance, ce sentiment de la continuité et un sentiment de croissance personnelle ainsi que professionnelle.

Depuis trois ans, ce programme a permis de faire l’orientation communautaire de plus de 60 personnes. Ces personnes ont reçu une formation sur l’histoire de la problématique des minorités francophones au Canada depuis 1755 à aujourd’hui pour qu’ils s’approprient leur/notre histoire et leur/nos enjeux. La mesure de notre succès: 75% des bénévoles à la recherche d’un emploi en trouvent un en moins de six mois peu importe leur statut (réfugié, nouvel immigrant, sur l’aide sociale, jeunes, etc).

Merci à tous les bénévoles de l’ACFO-TO, un merci spécial à Hélène et Jean-Rock et à tous les bénévoles actifs dans notre communauté.

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