Pour l’université de l’Ontario français

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Il n’y a aucun doute dans mon esprit que la communauté franco-ontarienne a besoin et mérite son université de langue française.

Je pensais ainsi il y a 35 ans de cela et je l’ai répété sur plusieurs tribunes depuis. Que le gouvernement de l’Ontario pose un geste honorable en proposant à l’Assemblée législative la création de cette institution postsecondaire essentielle au développement et à l’épanouissement des nôtres.

L’Ontario a permis la mise sur pied de nouvelles universités depuis 20 ans, et le temps est venu que la province rende justice à sa communauté franco-ontarienne qui souhaite participer davantage à l’essor économique de la province. 

Cette université aurait un mandat provincial exclusif en langue française et, pour se faire, elle disposerait de plusieurs campus et centres de services couvrant toutes les régions sur l’ensemble du territoire ontarien.

Une recherche rapide démontrerait sûrement que des universités bilingues existent seulement au Canada, notamment en Ontario, et nulle part ailleurs au monde! 

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C’était définitivement le cas en 1980 et en 1990, et la raison est fort simple: impossible pour une université de servir adéquatement deux maîtres !

La mission première d’une université est définitivement la transmission du savoir et, à ce chapitre, un simple calcul arithmétique indique que le nombre de programmes d’études disponibles en langue française en Ontario est nettement inacceptable. 

En plus de la transmission du savoir, l’université a la fonction du développement des connaissances par le biais de la recherche, et seule l’Université de l’Ontario français aurait cette tâche légitime à coeur pour les siens.

Deux autres aspects cruciaux reliés à la mission d’une université sont que cette institution constitue un lieu de ralliement pour les membres de la communauté qu’elle dessert, ainsi qu’un lieu de socialisation pour ses adhérents.

Ces deux autres fonctions ne sont certes pas anodines lorsqu’on parle d’une communauté linguistique minoritaire telle que la nôtre.

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Donc, avec une volonté politique à Queen’s Park, il est très possible de procéder à la création de l’Université de l’Ontario français par voie législative, et cela de manière ordonnée sur une période de quelques années. 

Viendrait d’abord l’établissement d’un conseil d’administration provincial composé de membres ressourcés et visionnaires. Ensuite, on procéderait au transfert et à l’embauche de gestionnaires-clés compétents, entièrement dévoués à la communauté franco-ontarienne et imaginatifs en matière de solutions flexibles pour celle-ci.

Enfin, on passerait au transfert progressif de programmes d’études, d’étudiants, d’employés et de ressources matérielles.

Je sais ne pas être le seul Franco-Ontarien à penser ainsi. Disons que l’épuisement, l’état de santé et l’âge de certains les empêchent de participer aux discussions qu’organise la jeunesse ces temps-ci.

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