Droits collectifs Québec (DCQ) et le Bureau du registraire de la Cour suprême du Canada (BRCSC) s’affrontent en Cour fédérale au sujet de la non-traduction de milliers de jugements rendus avant 1970. En jeu: l’accès au droit en français et l’application de la Loi sur les langues officielles.
Les audiences se sont tenues les 21 et 22 janvier au siège de la Cour fédérale du Canada à Montréal.
«C’est vraiment deux visions complètement antagonistes qui se sont opposées», rapporte le plaignant et directeur général de DCQ, Étienne-Alexis Boucher, en entrevue avec Francopresse le 22 janvier.

D’un côté, DCQ soutient que la publication des jugements constitue un acte de communication et de service visé par la Loi sur les langues officielles et qu’ils devraient donc être accessibles dans les deux langues officielles.
De l’autre, la Cour suprême estime que la traduction relève du fonctionnement interne de la justice et qu’elle n’est pas tenue de produire une version officielle en français des décisions rendues avant 1970.




