Philippe Monnier veut «stopper la progression de la mort cellulaire et régénérer»

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Sclérose en plaques, lésions de la moelle épinière, glaucomes, AVC: autant de lésions ou de maladies dont le point commun est de toucher au système nerveux central.

Celui-ci est extrêmement complexe, mais le nombre de signaux qui contrôlent la croissance axonale, c’est-à-dire la croissance des fibres nerveuses, est étonnamment assez faible.

Depuis le début de sa carrière, le professeur Philippe Monnier travaille sur une molécule impliquée dans la croissance axonale: «Lors de travaux en Allemagne, nous avions découvert une famille de protéines impliquées dans les connexions entre cellules nerveuses: RGM. Dès qu’on touche au système nerveux central, cette protéine bloque la régénération. Elle agit comme un signal STOP.»

En effet, après une lésion, il y a une «mort cellulaire» qui se propage. L’idée, via le contrôle de RGM, est tout d’abord de promouvoir la survie cellulaire. Mais les travaux du professeur Monnier ne s’arrête pas là: «On essaye de voir si le récepteur pour cette protéine pourrait aider a avoir deux effets :en même temps survie, mais aussi régénération.»

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Le professeur et son équipe travaillent sur un peptide qui neutralise les protéines RGM. Les essais en laboratoire sont tellement prometteurs que le professeur Monnier a bon espoir que ce peptide pourrait «soigner les glaucomes, stopper la progression des lésions post-AVC, aider au traitement de la sclérose en plaques et aux lésions de la moelle épinière».

Des essais cliniques vont bientôt commencer avec un grand groupe pharmaceutique.

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