Peur de la rentrée?

Partagez
Tweetez
Envoyez

Pleurs, maux de ventre, perte d’appétit et de sommeil… De nombreux enfants ont révélé pendant l’été toute une palette d’angoisses symptomatiques de la rentrée.

Changement d’établissement, de classe, éloignement des copains les futurs élèves multiplient les facteurs de stress quand vient la reprise des classes et les parents compensent ou doublent le problème.

Peur de l’inconnu

Véritable épidémie, la gastro rentréeite s’est propagée dans les foyers ces derniers mois avec une recrudescence ces derniers jours. Docteurs, psychologues et thérapeutes ont souvent parlé de l’importance d’une routine chez l’enfant dès le plus jeune âge, ce à quoi, de nombreux parents se sont pliés.

Imaginez le choc – oui oui, le choc – chez l’enfant, donc, quand il sait que ce mois de septembre son environnement quotidien pour l’année va changer! Autre enseignant, nouveaux camarades, changement de classe/d’école, autant d’éléments perturbateurs déclencheurs de véritables angoisses chez les jeunes.

Certains se rendent malades, d’autres s’enferment dans une mélancolie, d’autres encore redoutent la fin des vacances. Rien n’y fait, ils sont réfractaires à la rentrée.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Comment démystifier l’inconnu et rendre envisageable, sinon agréable/excitante la rentrée scolaire à nos enfants?

Banaliser l’événement: ne pas s’appesantir sur la rentrée. Écouter son enfant sans donner une importance trop grande au problème. Parler de la rentrée comme d’une journée, d’une chose aussi «normale» que le quotidien de l’été peut atténuer la peur anticipative du premier jour de classe.

Routine: pour certains enfants, se préparer petit à petit à la rentrée est rassurant. Acheter les fournitures scolaires et les vêtements de demi-saison progressivement, charger le cartable de la même façon, aller se renseigner pour le nouveau bus avant la sortie au parc ou faire le parcours en vélo vers l’école en famille sont autant de petites actions qui tranquillisent l’enfant et installent une complicité familiale progressive autour du sujet.

Rendre la rentrée ludique: Insister sur l’aspect excitant de la nouveauté. Tout est à faire, à créer, à s’approprier. Nouvelle école = nouveau terrain de jeux et d’apprentissage. Nouvelle classe = la possibilité de casser avec la monotonie et de créer de nouveaux liens. Nouvelles matières à apprendre = une opportunité d’ouvrir ses horizons et de découvrir de nouveaux univers.

Les pistes pour tranquilliser son enfant ou le dynamiser sur la rentrée scolaire sont nombreuses, à vous de choisir celles qui correspondent le mieux à son caractère.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Et les parents?

Et nous parents, comment réagissons-nous? L’attitude des adultes envers leurs enfants et la rentrée joue un rôle non négligeable sur le stress des petits et de la famille.

Perte de patience, énervement, manque d’écoute ou d’intérêt ne vont pas simplifier les choses. Ignorer la peur de l’enfant ne la supprimera pas. Se laisser gagner par l’angoisse de son enfant, inutile de le signaler, n’arrangera rien.

Outre se montrer attentif à leur préoccupation, s’interroger sur notre réaction au phénomène «rentrée» permet possiblement de saisir ce que nous transmettons inconsciemment à nos chérubins.

Certains parents anticipent avec appréhension la reprise de l’école. Souvenirs personnels malheureux, peur de se laisser contaminer par le mal-être de son enfant, de devoir affronter un quotidien chargé et difficile?

Rituel

Gestuelle, comportement déteignent sur ceux des plus jeunes. D’autres s’excitent trop et étouffent de leur enthousiasme exagéré l’enfant qui ne partage pas forcément ce sentiment. L’incompréhension puis la frustration s’installant, l’approche de la rentrée risque d’être houleuse.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Depuis cinquante ans, en regardant archives et lisant témoignages d’enseignants et de parents, rien ne semble avoir changé en ce qui concerne l’événement «rentrée». Un phénomène qui se répète chaque année, qui s’empare des foyers et des salles de médecins et qui fait couler beaucoup d’encre.

Qu’il fait donc bon parler et vivre l’éducation!

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur