Petite enfance: deux nouveaux programmes en ligne du Collège Boréal

Le Collège Boréal offrira deux nouvelles formations en ligne, dès septembre 2020, pour renforcer le secteur de la petite enfance.
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Le secteur de la petite enfance francophone en milieu minoritaire s’organise.

Le Collège Boréal participe au projet Formation et renforcement des capacités des éducateurs et éducatrices de la petite enfance, administré par l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) et financé par le gouvernement du Canada.

Le Collège Boréal offrira deux nouvelles formations en ligne dès septembre 2020.

Les projets tendent à l’élaboration de formations adaptées aux besoins des communautés francophones en situation minoritaire dans l’objectif de renforcer un secteur en proie à une pénurie d’éducatrices et d’éducateurs francophones.

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Fort d’une expertise établie en matière de formation et de recherche dans le domaine de la petite enfance, le Collège Boréal a été retenu pour conduire 2 des 24 initiatives pancanadiennes qui forment le projet:

– Un diplôme en service à l’enfance.

Adapté du programme de formation initiale offert au collège en Éducation en service à l’enfance, ce diplôme intitulé Modèle intégré et cheminement personnalisé est destiné au personnel du secteur qui souhaite rester en poste et profiter de promotions.

– Quatre micro-certifications en leadership et administration en services à l’enfance.

Ce projet regroupe le contenu du post-diplôme en Administration en services à l’enfance pour offrir un panel de micro-certifications en Leadership en matière de pédagogie, en communication et relations publiques, de gestion des ressources humaines et de la gouvernance.

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D’une durée de sept semaines, ces cours permettent aux professionnels de la petite enfance d’acquérir des compétences dans leur domaine relatives à l’exercice d’un poste administratif ou de supervision. La complétion des quatre micro-certifications permet d’obtenir le post-diplôme en Administration en services à l’enfance.

Renforcer le secteur

L’ACUFC, qui représente 22 établissements postsecondaires dans 8 provinces, alerte de formation inadaptée ou de l’absence de formations initiales et continues dans le domaine de la petite enfance en français dans certaines communautés francophones en milieu minoritaire.

Lynn Brouillette

Les deux programmes à distance tendent à renforcer l’expertise des professionnels du domaine et, par là, à favoriser leur rétention. Les inscriptions aux programmes sont désormais ouvertes.

«Ces professionnels travaillent au sein des garderies francophones en milieu minoritaire et permettent ainsi à un plus grand nombre d’enfants d’évoluer dans un environnement francophone, dès leur plus jeune âge», fait valoir Lynn Brouillette, PDG de l’ACUFC.

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Diane Sénécal

«Ces garderies francophones sont la porte d’entrée vers le continuum d’éducation en français, de la petite enfance au postsecondaire.»

Selon Diane Sénécal, doyenne de l’École des Affaires et des services communautaires du Collège Boréal, «face à la pénurie qui menace la qualité du secteur de la petite enfance en français, la solution doit passer par la formation. Et la formation doit être accessible. C’est pourquoi nos deux nouvelles offres nous semblent parfaitement adaptées aux besoins de la profession.»

«Ce partenariat pancanadien vient renforcer un dispositif déjà solide pour nous permettre de poursuivre notre action en faveur de la pérennité de nos communautés francophones», ajoute Josée Latulippe, gestionnaire du Centre d’innovation sociale pour l’enfant et la famille du Collège Boréal. «On le sait, l’identité linguistique se joue dans les premiers âges de la vie.»

Basé à Sudbury, le Collège Boréal gère 7 campus et 38 centres d’accès, dont son campus de Toronto au 3e étage du 1 rue Yonge.

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CoViD-19

Par ailleurs, le Collège Boréal rapportait récemment que «le secteur de la petite enfance en Ontario français encaisse la crise de la CoViD-19 de plein fouet».

«Déjà aggravé par la pénurie de personnel francophone qualifié, le malaise s’est accentué face à l’isolement social et aux inquiétudes sanitaires en milieu de travail.»

Son Centre d’innovation sociale pour l’enfant et la famille s’intéresse à cet enjeu, avec l’Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario (AFÉSEO). Les deux institutions entreprennent un projet de recherche appliquée de 12 mois ayant pour objectif de soutenir le secteur dans le contexte de la CoViD-19 et s’armer contre l’éventualité de futures crises similaires.

Intitulé Les pratiques gagnantes pour atténuer les effets négatifs de la distanciation sociale pendant la pandémie de la CoViD-19 dans le secteur de la petite enfance en Ontario français, le projet est financé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

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Le projet se concentre principalement sur «celles et ceux qui font vivre le secteur».

Josée Latulippe

«Privés de la dimension sociale de leur métier, les acteurs et les actrices de la petite enfance ont été confrontés à un isolement professionnel soudain, auquel s’est trop souvent ajouté un isolement culturel et linguistique en ce qui concerne les francophones en milieu minoritaire – l’environnement de travail étant parfois l’unique attache francophone d’un individu.»

La transition vers des modes de travail à distance s’est déroulée «dans la résistance», observent les experts du Collège et de l’AFÉSEO.

«Ces alternatives ne correspondent ni au coeur de métiers de ces expertes et experts ni à leur culture de travail, provoquant insatisfaction, anxiété, voire épuisement professionnel, jusqu’à remettre en cause certaines vocations», indique Josée Latulippe.

Martine St-Onge

Le projet veut permettre de comprendre les nouveaux enjeux dans le domaine de la petite enfance à l’aune de la CoViD-19. Diane Sénécal se dit confiante qu’il sera «une ressource précieuse pour adapter l’offre de formation en la matière des programmes pédagogiques».

Pour la directrice générale de l’AFÉSEO, Martine St-Onge, «les retours d’expérience permettront de capitaliser sur les approches qui ont fonctionné, d’en approfondir d’autres ou d’écarter celles qui ont moins bien fonctionné, et contribueront à “réinventer” pour le meilleur, un secteur qui ne cesse jamais de se remettre en question».

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