Oasis Centre des femmes prend l’autobus

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Oasis Centre des femmes a lancé depuis mercredi 18 juillet dernier, une campagne médiatique d’aide aux femmes victimes de violences en tout genre. Jusqu’au 18 août prochain, le grand public voyageant dans le réseau de la Commission des transports de Toronto (CTT) et dans les transports publics de Brampton pourra voir la bannière informative de sensibilisation du Centre.

Violence physique, psychologique, harcèlements, humiliations, isolement… La liste peut s’allonger de plus belle, malheureusement. C’est une réalité de nos jours, ou bien une réalité tout court, mais le problème n’est pas uniquement contemporain. Peut-être parce que la stupidité et la méchanceté de certains, ne sont pas non plus contemporaines.

Avec cette campagne, Oasis Centre des femmes veut briser les barrières en allant à la rencontre des femmes francophones.

La communauté francophone est assez éparpillée. «Les transports en commun représentent donc le lieu idéal car c’est par là que toutes les populations se rencontrent et transitent», confie Carole Nkoa, responsable des communications du Centre.

Les femmes arrivent au Centre par référencement, et cette campagne veut s’installer au sein d’une réalité hétéroclite et dispersée. Le but est donc de casser le silence autour des violences et abus, de rompre l’isolement vécu par les femmes francophones, d’où le slogan de l’affiche «Nous sommes là pour vous».

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C’est que la brutalité n’a pas de visage. Il n’y a pas de profil-type de la femme maltraitée. Si l’environnement intime est bien souvent propice au déclenchement de la violence, au final, toutes les couches sociales ou encore ethniques sont concernées. Peut-être est-ce là la difficulté à adapter des solutions concrètes, tant les cas varient d’une femme à l’autre.

Le Centre travaille ainsi au contact de toutes les cultures, et les problématiques sont extrêmement variées de l’une à l’autre. Beaucoup de femmes africaines, entre autres, ont recours au Centre afin d’y trouver une aide, une oreille attentive ou bien divers conseils. Des formes de violences liées au foyer, mais aussi au travail comme le harcèlement moral ou sexuel, côtoient des blessures plus anciennes qui peinent à cicatriser.

«Certaines femmes ont été victimes d’inceste par exemple, et n’entament le processus de cicatrisation que des années plus tard», explique Carole. «Il y a aussi celles qui arrivent de région en guerre, et qui ont subi des viols à répétition, l’approche est très différente.»

Car la culture, la religion, les origines et le passé d’une femme créent des situations uniques à traiter au cas par cas. Par exemple, «les femmes musulmanes manifestent le besoin de briser l’isolement. Elles veulent rencontrer d’autres femmes dans leur situation afin de partager des choses.»

Il y a en effet un schéma d’approche et une règle primordiale pour le Centre: la personne qui s’occupe d’une femme n’a, en aucun cas, le droit de lui imposer quoi que se soit. Les intervenants ne sont là que pour évaluer le degré de dangerosité de la situation, et apporter des suggestions d’aide.

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Le but est de donner les outils nécessaires et les conseils adaptés afin de quitter une situation de violence. Il n’y a également pas d’aide financière.

L’affiche est sobre et simple. Aucun visage n’apparaît car la violence agit sans discrimination. Au bout du compte, cette campagne vient appuyer les activités déjà existantes chez Oasis Centre des femmes.

À noter également la participation de la radio CHOQ-FM, partenaire du Centre dans cette campagne.

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