Nuit blanche: ça sentait le pot

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Un million de personnes, de plus en plus jeunes d’heure en heure, ont participé, dans la nuit de samedi à dimanche, à l’événement annuel Nuit blanche, à divers endroits du centre-ville, notamment dans Yorkville, sur la rue Yonge du Dundas Square à Front, à la Distillerie et à la place de l’Hôtel de ville, le point de départ symbolique de cette folie douce, que l’artiste et magnat du multimédia Daniel Lanois avait transformée en oasis de sons et d’images envoûtants.

Partout, on pouvait capter des effluves de marijuana, mais l’imposant service d’ordre avait d’autres priorités.

Aucune voiture de police n’a été incendiée. Cette 5e édition torontoise de Nuit blanche restait consacrée à l’art moderne (très moderne…), qui suscitait ici un sourire, là une exclamation de surprise, ou ailleurs la perplexité: une minivan en dentelle qui éclairait le coin Yonge et Queen; une cathédrale de tentes de camping dans le petit parc à Front et Church, avec sa croix de canots et son suaire de Turin en sac de couchage; des têtes géantes de clown coincées entre deux édifices.

Dans le hall de BCE Place, deux pianistes jouaient les Vexations d’Erik Satie, une pièce particulièrement lancinante, dont les feuilles de partition étaient ensuite pliées en origami, tout aussi lentement, et disposées sur une table. Le succès de la Nuit blanche de Toronto ne se dément pas. On verra si ça survivra à notre élection municipale du 25 octobre!

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