Nathalie Des Rosiers veut aider les coopératives

Une coopérative agricole à Embrun.


7 décembre 2017 à 11h32

La députée libérale Nathalie Des Rosiers compte présenter à l’Assemblée législative de l’Ontario un projet de loi privé qui éliminerait certains obstacles pour les organisations coopératives de l’Ontario.

La députée d’Ottawa-Vanier (qui a succédé à Madeleine Meilleur en 2016) est déjà à l’origine d’une motion contre l’islamophobie qui a été adoptée à l’unanimité l’hiver dernier, et d’un projet de loi sur le bilinguisme officiel dans l’administration municipale d’Ottawa, que le gouvernement de Kathleen Wynne a repris à son compte et qui serait voté dans les prochains jours.

Une caisse pop à Pointe-aux-Roches.
Une caisse pop à Pointe-aux-Roches.

Il s’agit maintenant de faciliter le travail des coops, par exemple en réduisant leurs coûts de vérification, et en assouplissant certains critères de membriété ou de provenance de leurs revenus, explique à L’Express Julien Geremie, directeur général adjoint au Conseil de la coopération de l’Ontario, qui appuie l’initiative de Mme Des Rosiers.

«Nous avons eu des exemples de coops qui ont eu à fermer leurs portes parce que les coûts d’audit pesaient trop lourd sur les opérations. Dans la même veine, au moins 50% des revenus des coops doivent être issus de la vente à des membres. Certaines coops imposent que tous leurs clients soient membres, mais cela est peu pratique.»

Nathalie Des Rosiers
Nathalie Des Rosiers

La Coopérative radiophonique de Toronto (CHOQ-FM), dit-il, est un bon exemple. «Normalement, 50% des auditeurs devraient en être membres. On sait bien que cela est impossible à gérer.»

M. Geremie mentionne aussi «la Coopérative la Termitière, qui démarre ses activités à Toronto dans la microfinance aux immigrants francophones, et qui devrait en théorie forcer au moins 50% de ses clients à devenir membres. On sait que ceci constitue une entrave supplémentaire pour des personnes défavorisées qui utilisent les services de la coopérative pour avoir un micro-prêt.»

Près d’un Franco-Ontarien sur deux est membre d’au moins une coopérative, notamment d’une caisse populaire. Historiquement, ces organisations ont joué un rôle important dans le développement économique de l’Ontario français, notamment dans les petites villes et les milieux ruraux.

Le mouvement coopératif de l’Ontario compte environ 1300 entreprises et contribue plus de 6 milliards $ au PIB de la province.

«Nous sommes fiers du succès des coopératives en Ontario et nous savons qu’elles pourraient faire plus si elles avaient des chances égales», a déclaré Nathalie Des Rosiers. «Éliminer des obstacles permettra aux membres des coopératives de se concentrer sur ce qu’ils font le mieux: créer des emplois, bâtir des collectivités et offrir des services essentiels partout dans la province.»

Julien Geremie
Julien Geremie

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