Naissance de l’écrivain Jean Éthier-Blais

Il y a 80 ans

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Décédé depuis bientôt dix ans, Jean Éthier-Blais est déjà considéré comme un des plus remarquables écrivains de l’Ontario français. Le Québec l’a toujours considéré comme un des siens. La Belle Province lui a d’ailleurs accordé plusieurs honneurs, dont le Prix Duvernay, le prestigieux Prix Athanase-David et le Prix France-Québec. Jean Éthier-Blais était membre de l’Académie des Lettres du Québec, de l’Ordre des francophones d’Amérique et officier de l’Ordre national du Québec. L’Université Laurentienne lui avait décerné un doctorat honoris causa.

Né le 15 novembre 1925 à Sturgeon Falls, Jean-Guy Blais est lauréat du premier Concours provincial de français (1938) et reçoit une bourse couvrant tout son cours classique au Collège du Sacré-Cœur de Sudbury. Il étudie ensuite à Montréal, à Paris, à Munich et prépare un doctorat ès lettres à l’Université Laval. Il opte d’abord pour la carrière diplomatique et occupe des postes à Paris, Varsovie et Hanoï, avant de devenir professeur de lettres aux universités Carleton et McGill.

Jean-Guy Blais devient Jean Éthier-Blais en ajoutant le nom de sa mère. Critique littéraire, il signe une chronique dans Le Devoir de 1960 à 1989; plusieurs articles figurent dans les trois volumes de ses Signets (1967 et 1973). Éthier-Blais est l’auteur de trois essais : Dictionnaire de moi-même (1976), Autour de Borduas (1979) et Le Siècle de l’abbé Groulx (1993). On lui doit, entre autres, trois recueils de nouvelles: Le Manteau de Rubén Darío (1974), Le Désert blanc (1987) et Le Christ de Brioude (1990). Il signe aussi quatre romans: Mater Europa (1968), Les Pays étrangers (1982), Entre toutes les femmes (1988) et Minuit, Chrétiens (1994).

Jean Éthier-Blais a déjà soutenu que l’homme qui écrit le fait à la fois pour porter un masque et pour avoir le plaisir de l’enlever. «L’écriture est une. J’ai donc écrit des poèmes, des romans, des essais; j’ai tracé des portraits, j’ai trop parlé des œuvres de mes contemporains. Pour tout dire, j’ai tenté de prendre possession du jardin de l’écriture, qui est à la fois le paradis des amours de l’enfant et l’Éden premier où nous voulons tous rentrer, le soir venu, après la longue journée de travail.»

Les souvenirs d’enfance et de vie collégiale de Jean Éthier-Blais sont relatés dans Fragments d’une enfance (1989) et Le Seuil des vingt ans (1992). Il est décédé à Montréal le 12 décembre 1995. Une école élémentaire publique porte son nom à Sudbury, tout comme un prix du Salon du livre de Montréal.

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