Mosaïculture revient pour une deuxième et dernière édition

Jusqu'au 15 octobre à Gatineau

Mosaïculture
Le tableau phare de cette année: l'arbre aux oiseaux
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Geneviève Ménard, directrice des relations publiques pour Mosaïculture, est ferme là-dessus: l’exposition horticole internationale de Gatineau ne connaîtra que deux éditions.

L’année dernière, alors que ça devait s’arrêter là, 30 000 personnes ont signé une pétition en deux semaines pour que le parc ne ferme pas. La «rébellion» a influencé la décision de reconduire Mosaïculture pour une deuxième année. Mais cette année, rien ne pourra sauver Mosaïculture.

L’événement d’envergure internationale a réuni près de 1,3 million amoureux des jardins pour sa première édition en 2017. Mosaïculture revient cette année au parc Jacques-Cartier du 22 juin au 15 octobre.

110 artisans et 600 bénévoles

Une équipe de 60 horticulteurs, 40 personnes pour l’aménagement paysager et l’entretien, ainsi que 10 à la gestion a été formée. Un personnel nombreux bien difficile à mobiliser à l’année. Voilà une des raisons pour lesquelles l’événement ne peut pas être reconduit pour une 3e année consécutive.

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C’est aussi 600 bénévoles qui ont été recrutés. Des volontaires sensibilisés aux spectateurs qui pleurent et préparés à câliner les visiteurs en cas de besoin. Le spectacle floral est si émouvant que les visiteurs en perdent leur moyen.

«C’est phénoménal ce que ça demande comme préparation», ajoute Geneviève. Pour sculpter leurs arbres, les équipes de Mosaïculture ont besoin d’espaces de la taille de hangars d’aéroport.

La ville s’oppose à la reconduction de l’événement. Geneviève nous explique qu’il faut rendre le parc Jacques Cartier aux citoyens, puisqu’il est situé au coeur de la grande ville de l’Outaouais. Avec ses infrastructures et espaces de détente, le parc est essentiel pour une vie urbaine verte.

De plus, le coût de l’événement est colossal. «Ça coûte une fortune», confirme Geneviève. L’année dernière le projet se chiffrait à 10 millions $. Cette année, 5 millions $ supplémentaires ont été injectés conjointement par la ville de Gatineau, le gouvernement du Québec et le fédéral.

Un voyage dans l’immensité

Mosaïculture se veut un voyage unique parmi les fleurs. Le tableau est grandiose: plus de 5 millions de plantes ont été cultivées et plantées. Mais derrière la beauté du résultat final se cache une complexité technique. Faites de métal, les sculptures sont irriguées de l’intérieur.

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Les 45 tableaux composés de 115 sculptures différentes – tout droit sorti de l’esprit vert de Lisa Cormier, la directrice générale de Mosaïculture – sont à découvrir pour le prix de 20 $ (l’événement était gratuit l’année dernière).

La nouveauté de cette année est qu’une application mobile sera lancée. À l’initiative de la ville de Gatineau, on pourra y retrouver un sentier culturel qui part de Mosaïculture et qui mènera aux musées et restaurants avoisinants. Descriptions et photos de l’oeuvre seront également à retrouver.

Mosaïculture
L’art floral nécessite beaucoup (trop) de travail.

Monstres floraux

Après l’Histoire du Canada l’an passé, qui dédiait un tableau à chaque province canadienne, «la fragilité de la planète» a été choisie comme thème pour l’édition 2018. Les oeuvres livrent un message sur l’écologie et dénoncent une société invasive qui abîme la planète.

C’est le cas de l’oeuvre phare de cette saison, L’arbre aux oiseaux. La massive sculpture florale de 16 mètres pesant près de 100 tonnes représente 66 espèces d’oiseaux en voie de disparition. Rien que 350 000 plantes ont été utilisées pour ce tableau grandiose.

Autre sculpture géante qui fera sans doute sensation: le «tambour autochtone» qui représente l’héritage des Premières Nations. Chaque visiteur peut apporter sa contribution à l’édifice floral en plantant une fleur de son choix.

Les 14 et 15 juillet, deux scientifiques de l’équipe du Musée canadien de la nature seront à retrouver au pied de l’arbre aux oiseaux afin de donner des renseignements aux passants.

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John Swettenham (Musée canadien de la nature), Isabelle Beaudry (Mosaïculture), Jantine Van Kregten (Tourisme Ottawa), François Jean Viel et Geneviève Ménard, lors d’un déjeuner de présentation de Mosaïculture ce mercredi 27 juin au Bureau du Québec à Toronto.

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