Mois de l’histoire des Noirs: une édition à consonance francophone

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Depuis les prémisses de sa fondation, le Canada est intimement lié à l’Afrique. On peut recenser la présence de personnes de descendance africaine dans un milieu francophone canadien dès le début des années 1600. L’histoire nous livre même des noms précis, notamment celui de Mathieu Da Costa, qui avait servi d’interprète entre Champlain et le peuple autochtone Mi’kmaq.

Au fil des siècles qui ont forgé l’identité de ce pays, la contribution des peuples africains a été toujours importante, souvent au détriment des droits les plus fondamentaux de l’homme… Le Mois de l’histoire des noirs, célébré à Toronto depuis 1979 sous l’impulsion de la Société d’histoire des noirs de l’Ontario, représente bien un hommage minimum en regard des événements qui avaient marqué l’histoire de la société afro-canadienne.

En 2007, ce mois de février résonnera au son de la francophonie, une première pour la Ville-Reine. Autre symbole fort, la soirée de lancement des festivités se déroulait jeudi dernier au St. Lawrence Hall, ancien hôtel de ville au sein duquel avait été officiellement proclamé l’abolition de l’esclavage au sein du Haut-Canada en 1793. Dans un lieu chargé d’histoire, le maire de Toronto David Miller a tenu à souligner «l’inestimable contribution de la communauté francophone descendante d’Afrique».

Il a également évoqué les ambassadeurs de choix que représentent des personnalités comme Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, ou Marie-Joseph Angélique, esclave noire de Montréal considérée comme la première en Amérique du Nord à s’être rebellée contre son statut. Le maire a également élargi l’hommage à l’ensemble de la communauté noire, saluant au passage la nomination de Keith Ford au poste de chef-adjoint de la police de Toronto.

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La première affiche d’une série baptisée Inspiration, réalisée à l’occasion de cette édition 2007, a également été dévoilée à l’assistance. Une première oeuvre qui commémore l’apport de cinq grands leaders de la communauté francophone.

La soirée, organisée par la mairie de Toronto en partenariat avec l’organisme La Passerelle, anciennement le Centre des jeunes francophones de Toronto, a permis aussi d’honorer l’une de celle qui demeure un exemple de réussite et d’intégration au sein de la communauté torontoise. Léonie Tchatat, fondatrice de l’organisme qui fêtera bientôt ses quinze ans, s’est vu remettre une plaque commémorative de son action pour la communauté francophone afro-canadienne.

Cette soirée de lancement du mois de l’histoire des noirs n’est bien évidemment que l’expression pailletée d’une ribambelle d’autres événements qui seront organisés dans les quatre semaines à venir. Entre autre choses, Afrique nouvelle musique proposera la troisième édition de son festival musical Bana y’Afrique, avec notamment le Congolais Pecocé Nkosi et Tamsir Seck, originaire du Sénégal. Une manifestation qui se tiendra le samedi 24 février au Club Tranzac sur l’avenue Brunswick.

Dans le même soucis de célébration, le Centre francophone organisera une soirée au gymnase du Collège français de Toronto, au 100 rue Carlton, le 10 février prochain. Et la galerie Céline-Allard accueille l’exposition L’art perdu de la maternité de Mireille St-Cyr jusqu’à la fin du mois.

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