Mission Antarctique: «Nous sommes les maîtres à bord»

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Publié 07/10/2008 par Khadija Chatar

Pour la première fois à Toronto, au Salon du livre samedi, le cinéaste et explorateur Jean Lemire a présenté sa célèbre conférence Mission Antarctique. Devant une large assemblée réunie en face de la scène Christine Dumitriu van Saanen, il a partagé son expérience de voyage dans ce continent qui est devenu, selon lui, le théâtre le plus éloquent du réchauffement climatique.

Jean Lemire a également diffusé plusieurs extraits de son voyage au sommet du monde. Une expédition fabuleuse en Antarctique qui a duré près de 430 jours Le cinéaste s’est avant tout investi d’une mission bien déterminée: dénoncer la situation du réchauffement climatique! «Le Canada était avant un leader en environnement, un modèle et aujourd’hui malheureusement, nous sommes en retard », déplorait Jean Lemire.

Son but, donc, lors de cette conférence était non seulement de faire connaître la réalité du rechauffement climatique à travers des données scientifiques mais aussi de conscientiser les gens sur la fragilité des écosystèmes. Le champ d’un chamboulement des plus criants.

On apprend ainsi qu’en Antarctique, les périodes de gèle qui devraient durer six mois, ne durent plus que trois mois. La prise de données depuis ces quarante dernières années témoigne également de la grande perturbation des températures, du mouvement inhabituel des glaciers et de la modification profonde et flagrante des microorganismes.

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Jean Lemire a également parlé de ce pôle qui est devenu de plus en plus un lieu d’expédition touristique. Bien que plusieurs puissent déplorer le passage de près de 40 000 touristes chaque année sur de gros navires que le cinéaste s’est amusé à qualifier de «villes flottantes», il a, néanmoins, reconnu leur impact positif pour la préservation de cette partie du monde.

«C’est comme ce qui s’est passé avec les croisières d’observation de baleines. Grâce à elles, il y a eu une réelle prise de conscience qui a favorisé une conservation de l’espèce et donc les 40 000 touristes qui passent en Antarctique, c’est quelque chose de bon!», a maintenu le cinéaste. «Afin de renverser la situation présente, notre rôle est de transmettre certaines valeurs à nos enfants. C’est eux qui vont changer le monde. La solution se situe donc dans notre façon d’élever nos enfants qui eux-mêmes transmettront ces mêmes valeurs à leurs propres enfants», prônait avec foi Jean Lemire.

Lors de la conférence Mission Antarctique, le cinéaste avait pour pour cheval de bataille: conscientiser le public de son pouvoir de mobilisation. Il a fait référence au poids que les consommateurs ont sur l’orientation du marché économique dans sa production. Le village humain c’est donc chacun d’entre nous. Une société globale réelle et puissante et qui a la capacité de diriger vers d’autres vents le gouvernail du marché que nous pensons, souvent à tort, être le seul maître à bord.

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