Le célèbre compositeur Michel Legrand fera une halte de deux jours dans la Ville Reine pour y jouer ses plus grands succès La valse des lilas, Les moulins de mon cœur, Les parapluies de Cherbourg, Un parfum de fin du monde. Michel Legrand a composé et joué pour les plus grands. À Toronto, il sera sur la scène du Winter Gardens les 13 et 14 novembre avec le Québécois Mario Pelchat (Quasimodo dans Notre Dame de Paris au Québec) qui interprètera certains airs bien connus du virtuose du jazz.
En tournée au Québec pour le moment, Michel Legrand se dit ravit de l’accueil que le public lui réserve. «Les concerts, c’est comme à la maison, c’est très intime, à la fois, drôle, musical, émouvant. Le public est enchanté et enthousiaste.»
Reconnu pour son immense talent de compositeur partout dans le monde, Michel Legrand ne compte pas s’arrête de travailler. Il a écrit plus de 200 trames pour le cinéma et sorti plus de 100 albums et compte bientôt réaliser son troisième film, un film musical qu’il ne laisse à personne d’autre qu’à lui-même le soin de manœuvrer. «Les films musicaux doivent être faits par des musiciens et non par des metteurs en scène.
La musique est une langue étrangère pour eux», argumente celui qui vient de recevoir un prix Félix, dans la catégorie album de l’année jazz-interprète, lors du gala de l’Adisq de lundi 26 octobre, pour son album en compagnie de Mario Pelchat,.
S’il a déjà remporté de nombreux prix récompensant son travail, 3 Oscars et 5 Grammy Awards, ce dernier prix est empreint d’une saveur particulière selon lui puisque qu’il porte le nom de son grand ami Félix Leclerc. «Je suis allé plein de fois au Québec pour le voir, on a fait la pêche ensemble, c’est quelqu’un que j’appréciais énormément.» Ce prix restera «le plus important à mes yeux », indique-t-il.
Après 50 années de carrière, une reconnaissance absolue de la part des professionnels de la musique, qu’est ce qui pousse encore Michel Legrand à composer? La réponse est simple, la passion. «J’ai consacré ma vie à la musique et elle me l’a bien rendu. Il y a encore plein de choses que je n’ai pas faites, plein de solistes me demandent des concertos. Il faut que je travaille», répond presque interloqué le compositeur. La retraite à 65 ans, très peu pour lui.