Marie Bourdages expose son akasha

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Publié 07/07/2009 par Caroline Amiard

Marie Bourdages, aussi connu sous le surnom de Mady, est une artiste acadienne venue présenter son travail pour la première fois à Toronto, grâce à la galerie Pharand Doren. Durant toute la semaine passée une partie de ses œuvres étaient exposées à l’Hôtel Gladstone, lors de l’exposition Introspective: Marie Bourdages. Vendredi 3 juillet, Mady a expliqué ses inspirations et son art au public venu au vernissage.

Inconnu du public Torontois, Marie Bourdages n’est pourtant pas une débutante, elle fait déjà carrière depuis une vingtaine d’année.

La plus grande partie de sa carrière artistique s’est passée en Allemagne où elle exposait pour de grands galeristes, notamment un des plus grands collectionneurs de Dali. Elle a aussi reçu plusieurs récompenses, en 2004, elle a remporté deux prix Grafika, une des plus prestigieuses distinctions de graphisme au Québec.

Un espace mnémonique

Marie Bourdages explique travailler la mémoire et l’intemporel à travers son art. «J’essaie de recréer des moments passés, intemporels de la mémoire, et toujours de manière spontanée, sans aucune préparation.»

L’artiste veut retranscrire un espace tampon qui ferait le lien entre toutes les mémoires de tous les habitants du cosmos. Cet espace, c’est le akasha «c’est un moment, un lieu où la mémoire du monde est conservée, où se croisent passé, présent et futur», explique Mady.

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Marie Bourdages utilise beaucoup le blanc, symbole de pureté et de transparence, et alterne avec des couleurs très sombres ou très fortes. Sa peinture est difficilement qualifiable, artiste expressionniste, elle travaille l’huile et la lumière avec spontanéité.

L’artiste travaille à l’impulsion, aucune de ses œuvres n’est pensée à l’avance. Mady explique procéder grâce à un exercice d’autohypnose lorsqu’elle crée.

C’est ensuite qu’elle décide qu’une œuvre est réussie ou non. «Un dialogue doit s’établir entre moi et ma peinture, je me recule et si la toile ne me parle pas, si aucun dialogue, ni échange ne s’établit, alors c’est raté», explique la peintre. Son art représente le subconscient, sans message particulier, elle cherche avant tout à toucher les gens et à les connecter dans un espace mnémonique.

Un éventail de peintures, représentatif de son travail depuis ses débuts il y a 20 ans, était exposé. «La sélection que l’on a faite permet de représenter le plus possible le côté éclectique de mon travail depuis 20 ans», explique Mady.

Cette exposition est pour l’artiste une sorte d’introduction, de présentation à un public qui ne l’a connaît pas encore et qui est peu habitué au figuratif imaginatif, aux corps décharnés, à l’érotisme et aux esprits décortiqués. C’est pourquoi les toiles les moins sombres étaient présentées, pour s’adapter à un public nouveau.

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Si Marie Bourdages a beaucoup voyagé, elle venait pour la première fois à Toronto. Elle avoue «être tomber en amour avec cette ville» et espère que cette exposition n’est qu’une première étape pour représenter son œuvre à Toronto, et revenir y exposer d’autres créations.

Marie Bourdages a pour projet futur d’exposer son travail au Japon, à Tokyo où elle a des contacts, mais elle rêve aussi de New York, Chigago, Athènes ou encore Amsterdam.

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