L’Université Laurentienne partiellement désignée

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Depuis le 1er juillet, l’Université Laurentienne est devenue la première université bilingue officiellement reconnue en vertu de la Loi sur les services en français.

Cette désignation porte sur les services offerts au campus de Sudbury, de même que sur la prestation de programmes entièrement offerts en français et menant à 13 grades au niveau du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat, tels que les Baccalauréats en commerce, en éducation, en éducation physique et santé, en sciences infirmières, en service social, ès arts, ès sciences et ès sciences de la santé, ainsi que les Maîtrises en activité physique, en service social, ès arts  et en sciences de la santé, ainsi que le Doctorat en philosophie en sciences humaines.

«L’Université Laurentienne fait partie du patrimoine culturel de l’Ontario français et représente un partenaire essentiel pour la communauté franco-ontarienne», s’est réjouie le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Denis Vaillancourt.

«En entamant les démarches pour obtenir sa désignation, l’institution bilingue a clairement indiqué vouloir jouer un rôle essentiel de soutien au développement des communautés franco-ontariennes et de la dualité linguistique canadienne. Cette désignation témoigne de sa volonté continue de garantir les acquis de la communauté franco-ontarienne et d’assumer pleinement sa mission au service des francophones et des francophiles.»

«Espérons que son exemple en inspire d’autres», poursuit M. Vaillancourt. «Cette désignation constitue une première étape vers la création d’une université franco-ontarienne qui est plus que jamais pertinente.»

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) abonde dans le même sens. «Si cette désignation partielle offre une protection contre l’abolition de certains diplômes en français, elle n’occulte pas le besoin criant pour la communauté d’obtenir la gouvernance complète de ses programmes universitaires de langue française», indique Geneviève Latour, coprésidente du RÉFO.

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Des États généraux sur le postsecondaire en Ontario français, qui auront lieu du 3 au 5 octobre à Toronto, se pencheront justement sur cette gouvernance.

La désignation partielle de l’Université Laurentienne «ne va pas aussi loin que de protéger un certain nombre de cours ou de programmes en français dans une discipline d’enseignement ou une autre», estime par ailleurs Samantha Puchala, représentante du RÉFO dans cette institution.

Selon elle, «des actions supplémentaires devront être mises en place pour augmenter le nombre de cours et de programmes en français à l’Université Laurentienne».

Pour Geneviève Latour, «ce que veulent les étudiantes et étudiants, c’est d’avoir une garantie de pouvoir étudier en français de A à Z, dans tous les cours obligatoires et optionnels de leur programme, ce qui n’est pas protégé dans cette désignation partielle».

Pour le RÉFO, la désignation idéale assurerait qu’un nombre minimal de programmes et de cours soient offerts en français tous les ans. Cela garantirait à la population étudiante une programmation universitaire de langue française stable et de qualité d’année en année.

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