Louis Riel honoré par la ville de Toronto

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Les 15 et 16 novembre derniers, la mémoire de Louis Riel a été honorée à l’Hôtel de Ville. Une célébration qui avait lieu pour la troisième année consécutive dans la Ville-Reine, et qui rend hommage à un personnage longtemps controversé, mais qui jouit d’un capital de sympathie toujours important au sein des communautés francophones du Canada.

C’est le 12 mai 1870 que Louis Riel marque durablement l’histoire canadienne de son empreinte, en fondant la province du Manitoba au sein de la Confédération canadienne. Pour le politicien d’origine métis, la suite des événements sera marquée par les exils et les retours.

Il fuira sa province natale une première fois en août 1870, après l’exécution controversée de l’un de ses opposants, ce qui marquera la fin de la rébellion de la rivière Rouge, communauté d’Amérindiens et de Métis administrée à l’époque par la Compagnie de la Baie d’Hudson. Une période à l’étranger qui le verra se faire élire à trois reprises à la Chambre des communes du Canada, sans qu’il puisse y siéger, et qui verra ses premiers symptômes de troubles mentaux se développer. Des absences intermittentes à travers lesquelles il se voit confier la fondation d’une nouvelle chrétienté dont il serait le prophète.

En 1884, Louis Riel reviendra en Saskatchewan pour se faire le porte-parole du peuple métis face au gouvernement du Canada. Un retour qui provoquera un nouveau conflit armé en 1885, avec la rébellion du Nord-Ouest, qui sera rapidement endiguée. Louis Riel sera arrêté, inculpé puis exécuté pour trahison le 16 novembre 1885. Une date qui coïncide logiquement avec la proclamation officielle de ce jour comme celui dédié à la mémoire réhabilitée du politicien manitobain par le maire de Toronto David Miller.

Dans le cadre de ces célébrations, la coupole municipale s’est donc accordée aux vibrations sonores, artistiques et historiques métis. Ce 15 novembre, la mairie a eu le plaisir de recevoir notamment Alyssa Delbaere-Sawchuk, descendante de Louis Riel. En compagnie du renommé Lawrence «Teddy-Boy» Houle, la jeune joueuse de violon a interprété quelques morceaux traditionnels de musique métis en l’honneur de son ancêtre.

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Une filiation qu’elle revendique pleinement: «Il est très important pour moi que l’on préserve la mémoire de Louis Riel. Ma mère m’a donné très jeune les moyens de prendre conscience de l’importance de mon héritage, et je suis vraiment heureuse que la Ville de Toronto l’honore.»

Une représentation qui était également proposée en l’honneur de l’exposition photomontage Abstract Louis Riel, conçue par Bernie Leroux et Lulz McCusker, qui proposait de retracer la vie du leader métis à travers une vingtaine de panneaux d’affichage ainsi qu’une sélection d’objets d’art métis.

À noter que le lendemain, jour officiel de la célébration, une levée de drapeau accompagnée de discours municipaux a entamé la journée, avant la tenue d’ateliers musicaux ainsi qu’un «tour guidé» du photomontage Abstract Louis Riel.

Mais Toronto n’était pas la seule ville canadienne à vibrer au rythme de Louis Riel la semaine dernière, puisque les archives de l’Université de Saskatchewan recevaient l’original d’un dernier poème de Louis Riel écrit en prison, trois semaines avant sa pendaison pour haute trahison. Un texte particulièrement significatif, puisqu’il est tout simplement le premier découvert où le leader métis s’exprime en anglais.

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