L’Ontario parie sur l’immigration enseignante

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Au début du mois, le gouvernement de l’Ontario a annoncé qu’il allait investir 800 000$ pour aider les enseignants formés à l’étranger à obtenir leur accréditation provinciale. Une annonce accueillie avec un certain enthousiasme par la communauté francophone, dont le système éducatif est amené à intégrer de plus en plus de professeurs issus de l’immigration.

«Le gouvernement McGuinty élimine les obstacles auxquels les enseignants formés à l’étranger sont confrontés afin de leur permettre d’obtenir leur agrément en Ontario. Nous investissons dans l’avenir de la province en aidant les nouveaux arrivants formés à l’étranger à mettre leurs talents et expériences au service de l’Ontario.»

En quelques mots, Mike Colle, ministre des Affaires civiques et de l’Immigration, a tenu à souligner l’importance que revêtait l’intégration d’une force vive en constante augmentation en Ontario: les enseignants issus de l’immigration. L’investissement annoncé par le gouvernement provincial ne viendra pas contredire cette annonce.

Concrètement, une partie des fonds débloqués sera distribuée à trois organismes à travers la province, dont Skills for change à Toronto.

Ils auront pour mission de jumeler les enseignants formés à l’étranger avec des mentors ayant une expérience en enseignement dans le système scolaire de l’Ontario. L’autre part de ces fonds sera consacrée à un projet sous tutelle de la Fédération des enseignantes et enseignants de l’Ontario.

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Une composante dont le but est d’introduire un atelier sur la suppléance permettant de préparer les participants à l’emploi, un atelier de sensibilisation des employeurs, ainsi qu’un projet d’immersion en classe.

Ces nouveaux services seront proposés en sus du projet actuel Enseigner en Ontario. Ils apporteront quelques améliorations à l’éventail de mécanismes de soutien déjà en place, qui compte pour plus de 53 millions $ à travers près d’une centaine de projets relais.

Ces avancées ont bénéficié d’un accueil particulièrement chaleureux au sein de la communauté francophone.

Pour Jacques Pavesi, enseignant à l’école Sainte-Famille immigré de France il y a quelques années, ces annonces s’inscrivent dans une volonté globale du gouvernement d’ouvrir les vannes pour le bien de l’éducation: «Le multiculturalisme est une composante essentielle de la population du Grand Toronto. Le corps professoral se doit d’en être l’un des garants. Ce genre d’initiatives doit être salué parce qu’il met le corps professoral au diapason de la réalité de la classe. À l’image du Grand Toronto, chaque salle de classe est empreinte d’une mixité spécifique, et pas seulement dans le milieu éducatif francophone.»

Pour l’enseignant, la situation en Ontario est spécifique, notamment pour des enseignants francophones qui viennent de France: «Le véritable problème ne vient pas de l’équivalence des diplômes. À mon arrivée, tous mes diplômes universitaires ont été reconnus et des équivalences ont été définies. Ce qu’il faut soutenir plus encore, ce sont les stages d’adaptation. L’enseignement est différent d’un pays à l’autre, et il est essentiel qu’un professeur qui vient de région parisienne ne débarque pas en Ontario sans avoir participé à un cursus d’adaptation.»

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Quoi qu’il en soit, Jacques Pavesi souligne sans hésitations l’importance de ces gestes gouvernementaux, qui «participent à l’amélioration de l’ensemble du système éducatif ontarien».

À l’heure où l’Ontario fait face à une pénurie relative d’enseignants francophones, les mesures du gouvernement McGuinty auront pour principal objectif de combler ce manque de main d’oeuvre, avant même de faire une sélection plus drastique quant à la qualité intrinsèque du personnel.

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