L’obsession de la nourriture

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Publié 06/06/2006 par Pierre Léon

J’ai toujours eu horreur des buffets où l’on vous offre des morceaux de carotte et de céleri crus, agrémentés de fromages au goût de plâtre et d’olives californiennes insipides. Mais ce genre de gastronomie déborde maintenant jusque dans la vie de tous les jours. On ne peut plus se régaler d’un petit foie gras et d’un bon steak au poivre. Il faut manger sain!

La nourriture est devenue une obsession. Jamais il n’y a eu autant de congrès sur le sujet. Journaux et magazines débordent de conseils sur la diététique. Panique générée par les obèses, les cancéreux, tous ceux qui veulent une éternelle jeunesse? Jamais les effets de l’alimentation sur nos gènes n’ont été autant étudiés.

On dénonce à grands cris les résultats du trop manger, de la «fast food», des hamburgers aux frites, des boissons hyper sucrées, du tout cuit et du tout gelé. Tous ces excès ont été remplacés par d’autres: ne plus se nourrir que «biologique» et «organique».

Les nouveaux gourmets ne mangent plus que du chocolat amer, du pain noir, des fromages naturels sans gras, de l’huile de palme. Tout ça pour vivre sexy jusqu’à cent ans. N’oublions pas les vitamines et toutes sortes de graines de perlimpinpin.

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L’ironie de la chose est que l’industrie alimentaire s’est emparée de la nouvelle mode. D’immenses cultures «biologiques» ont vu le jour. Il suffisait d’utiliser des engrais «organiques» et le tour était joué. On pouvait continuer à user et abuser d’insecticides et d’herbicides!

Et si la clé de la santé était simplement un usage modéré, qui n’empêcherait pas de se régaler?

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