L’importance du nom donné à une école

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L’Express vient d’annoncer que le Conseil scolaire de district Centre-Sud-Ouest (CSDCSO) a baptisé deux nouvelles écoles, l’une à East York et l’autre à Orangeville. Dans le premier cas, le nom choisi est La Mosaïque; dans le second cas, on opte pour Quatre-Rivières. Deux décisions malheureuses et mal avisées. Pourquoi? Parce qu’on a raté une occasion de faire connaître le patrimoine franco-ontarien, de rendre hommage à des pionniers francophones du Centre-Sud-Ouest de l’Ontario.

Je croyais que les douze conseils scolaires de langue française en Ontario avaient été sensibilisés à la nécessité de donner à leurs écoles des noms qui reflètent l’identité franco-ontarienne, et ce, en choisissant pour une école le nom d’une figure de proue, qu’elle soit du domaine politique, social, éducatif, religieux, culturel, économique ou sportif.

On peut sans doute trouver des raisons pour justifier le choix des deux noms adoptés par le CSDCSO. Mais ces raisons ont peu de poids sur les plans historique et commémoratif. Une école est un phare dans la communauté et, à ce titre, elle devrait porter un nom hautement significatif. À titre d’exemples, on aurait pu choisir parmi des figures de proue comme Jacques Baby (politique), Jean-Baptiste Rousseau (commerce), Albert Bélanger (sport) et Robert Gauthier (éducation), pour n’en nommer que quelques-unes.

Je crois qu’il est temps que les douze conseils scolaires se dotent d’une commission toponymique chargée de valider le choix de tout nom donné à une école de langue française en Ontario. Le Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien devrait être consulté dans la création d’une telle commission.

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