L’immigration pour «sauver» la francophonie

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Publié 15/05/2007 par l-express.ca

L’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO) et La Passerelle, ont lancé depuis le 7 mai en partenariat, un projet de formation pour les dirigeants municipaux, scolaires et institutionnels. Le but est de faciliter l’intégration des immigrants francophones en Ontario.

D’après Léonie Tchatat, directrice générale de La Passerelle, «la population de minorités raciales et ethnoculturelles francophones en Ontario français a doublé.»

Sensibiliser les institutions anglophones et francophones à cette réalité est primordial. Ce n’est que de la sorte qu’une intégration réussie et facile pour les nouveaux immigrants peut se réaliser. Non pas qu’il y ait eu un échec jusqu’à présent de l’intégration, mais dans certaines régions cette population qui va en s’accroissant, constitue une clientèle importante pour les municipalités, les conseils scolaires et autres institutions francophones tels les conseils scolaires, catholiques ou publics.

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L’opération qui démarre ce printemps avec toute une série de consultations régionales durant les mois de mai et juin à Toronto et Ottawa, constitue entre autre un véritable rapprochement interculturel, centré sur la francophonie, point commun de tous ces nouveaux immigrants. Ces consultations serviront à identifier les enjeux et les besoins afin d’organiser une quinzaine d’ateliers de sensibilisation dans le Centre, le Sud-ouest, l’Est et le Nord ontarien au cours de la prochaine année.

Selon Denis Pommainville, président de l’AFMO et aussi maire de la Nation dans l’Est Ontarien, d’énormes défis doivent encore être affrontés tels «le décroissement de notre poids démographique en raison du faible taux de natalité, de la migration vers les grands centres, du vieillissement de la population et de l’assimilation… le salut de la francophonie en situation minoritaire est l’immigration, de là l’importance d’assurer la pleine participation d’immigrants francophones à la vie franco-ontarienne.»

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