Les thérapeutes jouent un rôle important à l’Omnium de golf canadien

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Certains des meilleurs golfeurs du monde se retrouvent en Ontario cette semaine à l’occasion de l’Omnium canadien à Oakville. Du 20 au 26 juillet, 156 golfeurs amateurs et professionnels vont concourir, et pour qu’ils soient au meilleur de leur forme, toute une équipe de thérapeutes fait le déplacement aussi.

Les professionnels de la santé et du sport agissent dans l’ombre, mais détiennent un rôle majeur dans le bon déroulement du championnat. Si certains joueurs ne jurent que par leur thérapeutes personnels, une équipe multidisciplinaire de professionnels indépendants est aussi présente sur le tournoi. Yves Charette, professeur de massothérapie au Collège Boréal de Sudbury, participe au championnat en tant qu’ostéopathe indépendant depuis 4 ans.

Se faire un nom

«Il n’est pas facile de se faire une place dans l’Omnium canadien, il faut être recommandé par un joueur ou connaître quelqu’un dans ce domaine, car c’est très privé comme tournoi», explique Yves Charette.

Pour lui, l’aventure a commencé en 2006, un de ses amis thérapeutes, qui travaillait pour le championnat, avait besoin des services d’un ostéopathe.

Une fois intégré au tournoi, il reste encore à se faire connaître et reconnaître des joueurs. L’affaire n’est pas aisée, surtout quand bon nombre de joueurs arrivent avec leur équipe personnelle de thérapeutes. «Au début il n’y avait pas de place pour les indépendants, et nous étions mal vus.

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Mais les demandes augmentent, de ce fait nous avons cette année un emplacement réservé», confie Yves Charette. Le massothérapeute a su s’immiscer dans le milieu avec une approche toute particulière.

Yves Charette s’est intéressé aux caddys, se sont les personnes qui portent les sacs des joueurs, ce sont aussi les seuls à pouvoir leur prodiguer des conseils. Ceux-ci sont souvent peu abordés par les professionnels de la santé, car ils ne constituent pas une bonne affaire financière.

Yves Charette a cependant pris l’initiative de leur proposer des soins pour ses recherches personnelles. «Lorsque les joueurs étaient sur le terrain, j’allais voir leur porteurs de sacs et leur proposait des soins gratuitement, si ils étaient satisfaits ils pouvaient me donner un pourboire ou me recommander auprès de leur joueur», explique Yves Charette.

Petit à petit il s’est fait connaître et s’est bâti ainsi une réputation, car si les porteurs de sacs sont sous-estimés leur rôle est pourtant très important pour les joueurs de golf.

Chaque sport a son approche

Avant de s’intéresser au golf, Yves Charrette avait déjà une expérience dans le monde sportif mais avec le combat ultime. Il a donc dû, au préalable, se renseigner sur le golf. «Il faut bien connaître la biomécanique et les mouvements répétitifs propres au sport pour être un bon ostéopathe sportif.

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J’ai donc fait beaucoup de recherche sur le golf, j’ai lu une vingtaine de livre pour avoir un bon niveau de connaissance du golf et je me suis entretenu avec un collègue joueur de golf pour connaître les mécanismes de ce sport et les techniques de thérapie.»

Chez les joueurs de golf il est primordial de surveiller les vertèbres, très sollicitées par des mouvements répétitifs, leur mobilité se détériore très vite sans soin approprié. «On fait des exercices de mobilité, de flexibilité, et de renforcement musculaire.

Les endroits à surveiller plus particulièrement sont la colonne vertébrale, les coudes et les hanches», explique le professionnel. Outre l’ostéopathie, Yves Charrette recommande à ses joueurs de faire tout particulièrement attention à leur nutrition et leur hygiène de vie.

Préparer la carrière de son fils

Si Yves Charrette a accepté de prendre part à l’événement, c’est avant tout pour son fils de 10 ans. Passionné de golf depuis ses 4 ans, son fils le suit partout lors du tournoi.

«Avec le tournoi j’ai eu l’opportunité de connaître le milieu du golf, je ne le fais pas vraiment pour moi, mais afin d’avoir des contacts pour mon fils, si jamais, plus tard il veut devenir professionnel», explique Yves Charette.

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De plus l’expérience est enrichissante pour ses élèves du collège Boréal.

«Ce sont des acquis que je peux transmettre à mes élèves qui sont très intéressés par le domaine du sport professionnel, beaucoup d’élèves rêvent de travailler à ce niveau là.»

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