Les racines de Mimi O’Bonsawin refont surface

Un EP de cinq chansons

Mimi O'Bonsawin
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Pour son prochain EP, Mimi O’Bonsawin a réussi à rendre hommage plus que jamais à ses racines franco-ontariennes. Elle Danse sortira le 2 octobre sur les plateformes numériques.

Bien qu’elle ait toujours axé sa musique sur ses cultures autochtone (abenaki) et franco-ontarienne, l’autrice-compositrice-interprète n’a jamais publié un album presque uniquement en français avant Elle Danse. «C’était le temps de le faire», annonce-t-elle fièrement.

Originaire du Nord de l’Ontario, l’artiste habite maintenant à Toronto.

Un studio chez elle

Pour de nombreux artistes, la pandémie CoViD-19 a mis un frein à leurs projets d’été. Pour Mimi, cela ne l’a pas empêchée d’enregistrer son quatrième album. «On a construit un studio chez nous. On a été capable de prendre notre temps et d’explorer différents sons.»

L’artiste native de Sudbury explique que son style n’était jamais défini et qu’elle s’est toujours concentrée sur la qualité de la musique avant tout.

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«Tout le monde me demandait “Quelle sorte de musique tu fais?” et j’ai toujours dit un peu de ci et un peu de ça. C’est comme whatever benefits the song. […] Juste de ne pas être limitée à une seule chose et de m’exprimer de mon cœur, je pense que ç’a beaucoup aidé à mon writing process

L’album Elle Danse est composé de cinq chansons, dont deux, Porte Bonheur et Tug of War, sont déjà sorties séparément. Le percussionniste et mixeur Ryan Schurman, le batteur Dave Patel, le bassiste Ian De Souza et Maeghan Ritchat pour le mastering ont contribué à la production.

Une bonne année 2019

La chanteuse avait de bonnes raisons de célébrer l’année 2019.

En mars, elle a lancé son troisième album, Trillium, et a gagné le prix de «Best Pop Album» aux Indigenous Music Awards en mai pour son deuxième album, Connected (2017).

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«C’était gros pour moi. [C’était] juste comme un welcoming dans la communauté de musique autochtone. […] Je me suis sentie un peu comme, “OK, je fais quelque chose de bien ici”.»

De grands espoirs pour l’avenir

Il n’y a aucun doute que la pandémie a eu un impact désastreux sur l’industrie de musique à l’échelle globale. Mais, la quarantaine, pour de nombreuses personnes, les a aidés à obtenir un repos bien mérité qu’ils ignoraient avoir besoin.

Nous voyons lentement l’industrie revenir, sous la forme de concerts sur internet ou de petites productions intimes dans des arrière-cours. Nous attendons tous le jour où nous n’aurons plus à porter de masque et que nous pourrons aller à de grands rassemblements et les musiciens attendent le jour où ils pourront à nouveau jouer devant une grande foule.

Mimi, elle, se sent bien reposée et prête à recommencer. «Maintenant, je me sens rechargée.» Cependant, quand elle pourra le faire, reste la grande question.

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