Les Palmes académiques à une enseignante de l’Alliance française

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Les Palmes académiques ont été remises pour la première fois à une enseignante de l’Alliance française de Toronto, Brigitte La Flair, qui enseigne depuis 1981 dans cette institution. Cette distinction lui a été remise mercredi dernier au soir, à l’Alliance française, par le consul de France à Toronto, Jérôme Cauchard.

Les Palmes académiques sont une décoration accordée par l’État français, héritière d’un titre honorifique créé sous Napoléon. Elles honorent certains membres de la communauté éducative, qu’ils soient enseignants ou non, à partir du moment où l’on considère qu’ils ont rendu de grands services à l’éducation nationale.

Cette distinction peut être accordée aux étrangers ainsi qu’aux français résidents à l’étranger qui contribuent à faire connaître la culture française dans le monde.

28 ans de francisation

Brigitte La Flair est franco-canadienne et enseigne depuis maintenant 28 ans à l’Alliance Française de Toronto. Il n’est pas rare que des anciens élèves de l’Alliance française l’interpellent dans la rue. En effet, enseignant depuis tant d’années à Toronto, on imagine qu’un grand nombre de Torontois parlent le français grâce à elle.

Lorsque le consulat lui a annoncé qu’elle allait recevoir cette distinction «elle a d’abord été gênée», explique le Consul de France Jérôme Cauchard, «mais elle la mérite vraiment», affirme-t-il.

Il rappelle qu’elle est l’une des premières étudiantes à avoir suivi la filière Français Langue Étrangère peu après sa création, et que sa fidélité et son dévouement à l’Alliance française justifient pleinement cette reconnaissance.

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La première… pas la dernière

Brigitte La Flair est la première enseignante de l’Alliance française de Toronto à recevoir cette distinction. Jusqu’ici les seuls ayant été ainsi honorés étant des membres du personnel administratif.

Tout en la faisant officiellement chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques, le consul affirmait sa certitude qu’elle ne sera pas la dernière enseignante de cette institution à être honorée.

«Cette récompense n’est pas seulement la mienne, je ne suis qu’un maillon de la chaîne», déclarait modestement l’enseignante. «La convivialité qui règne à l’Alliance française, les relations entre le personnel est les étudiants font qu’on est plus qu’une école de langue», continue-t-elle.

Des gens de partout

À l’arrivée de Brigitte La Flair en 1981, l’Alliance française de Toronto ne comptait que cinq professeurs, tous Français.

«Aujourd’hui nous sommes beaucoup plus nombreux et les enseignants représentent toutes les parties du globe, Albanie, Congo, île Maurice, Pologne… Les élèves aussi sont originaires de partout, ce qui témoigne de la vitalité du français!»

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