Les membres de l’AEFO ratifient l’entente de principe

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Les enseignants franco-ontariens ont ratifié le 15 octobre l’entente de principe intervenue le mois dernier avec le gouvernement de l’Ontario et le Conseil des associations d’employeurs (les regroupements de conseils scolaires).

«L’AEFO croit qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les quelque 10 000 enseignantes et enseignants», a déclaré le président Carol Jolin. «Nous sommes persuadés que dans son ensemble, il s’agit d’une bonne entente pour nos membres et pour la qualité de l’enseignement des élèves dans les écoles de langue française en Ontario», a-t-il ajouté.

Les négociations locales entre l’AEFO et chaque conseil scolaire devraient commencer dans les prochaines semaines – Viamonde et le CSDCCS pour la grande région de Toronto et du centre-sud de la province. L’entente provinciale sera en vigueur jusqu’au 31 août 2017.

Le ministère de l’Éducation et le Conseil des associations d’employeurs se sont dits heureux, eux aussi, de la ratification de l’entente de principe avec l’AEFO. Cela «démontre la pertinence de la nouvelle formule de négociation» tripartite dans le monde de l’éducation, indiquent l’ACÉPO et l’AFOCSC, les regroupements de conseils scolaires laïcs et catholiques.

L’entente préliminaire conclue avec l’AEFO et les 12 conseils scolaires de langue française de l’Ontario est la troisième à être ratifiée en vertu de la Loi de 2014 sur la négociation collective dans les conseils scolaires.

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«Nos élèves pourront ainsi continuer de bénéficier d’une éducation exceptionnelle de langue française en Ontario», a commenté Jean Lemay, président de l’AFOCSC. «La ratification de cette entente démontre la volonté des conseils scolaires de langue française de construire des bases solides et stables pour les prochaines années en éducation», renchérit Denis Labelle, président de l’ACÉPO.

La ministre Liz Sandals a félicité «l’approche collaborative et l’engagement dont les équipes de négociations ont fait preuve».

«Par respect envers d’autres parties qui continuent de négocier» (l’élémentaire laïc anglophone), les détails de l’entente ne seront pas divulgués pour l’instant. La ministre indique toutefois que l’entente «entre dans le cadre de négociation du gouvernement à taux nul d’augmentation nette, ce qui signifie que le coût de toute augmentation salariale sera compensé par d’autres modifications aux conventions collectives».

Dans le passé, le gouvernement libéral de Dalton McGuinty s’était attiré les foudres des syndicats d’enseignants en gelant leurs salaires et en décrétant leurs conditions de travail en l’absence d’un contrat négocié, mais celui de Kathleen Wynne est plutôt soupçonné «d’acheter la paix» avec des ententes plus généreuses que ne le permettrait la situation financière de la province.

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