Les femmes francophones disent non à la violence

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La pluie n’a pas entamé leur détermination. Une quarantaine de femmes anglophones et francophones se sont réunies jeudi 8 novembre devant le parlement de l’Ontario à Queen’s Park, pour mettre en lumière leur lutte contre la violence faite aux femmes.

Les portes de Queen’s Park ont résonné jeudi dernier aux cris des militantes. Malgré un temps plus que maussade, c’est avec entrain et détermination qu’elles se sont rassemblées, dans l’espoir de sensibiliser le gouvernement ontarien à la lutte contre la violence faite aux femmes.

Sur les guirlandes de tee-shirt brandies fièrement, les noms de dizaines de femmes, mortes des suites de violences. «Chaque année, nous commémorons de la sorte le massacre de Montréal, qui avait vu périr 14 femmes en 1988. La liste des noms s’allonge malheureusement un peu plus chaque année…», souligne Carole Nkoa, d’Oasis Centre des femmes.

Parmi les militantes, de nombreuses femmes francophones ont tenu à rappeler la situation problématique concernant les centres d’hébergements à destination de la clientèle francophone. Il n’existe actuellement aucun dispositif d’hébergement spécifique aux populations francophones, qui doivent se tourner vers des centres anglophones.

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«Les seules maisons d’hébergement en français se situent à Ottawa. Les femmes francophones violentées qui arrivent dans notre centre sont orientées vers des centres anglophones», déplore Tatiana Sekulic, directrice d’Oasis Centre des femmes.

Mme Sekulic se dit cependant confiante de voir se réaliser un centre d’hébergement pour l’année 2008: «Le gouvernement McGuinty est assez ouvert sur le sujet et nous avons bons espoirs de voir le projet avancer. La ministre Meilleur est également bien consciente de la situation.»

Les déclarations de Mme Meilleur, avaient en effet eu le mérite de susciter tous les espoirs. La ministre des Services sociaux et déléguée aux affaires francophones avait en effet déclaré que le centre destiné aux femmes francophones «était une priorité» et devrait voir le jour dans les deux prochaines années.

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