Les candidats à l’immigration au Canada devraient déjà parler le français ou l’anglais

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Le ministre fédéral de l’Immigration a affirmé que les étrangers voulant s’établir au pays devraient se voir refuser la citoyenneté canadienne s’ils ne maîtrisent pas le français ou l’anglais.

«Je crois que nous pouvons demander aux immigrants qui veulent vivre ici de faire de plus gros efforts, surtout au niveau du langage, a déclaré le ministre Jason Kenney. J’étais à New Delhi et j’ai participé à différentes entrevues sur l’immigration. J’ai rencontré une femme qui est demeurée au Canada pendant 15 ans et qui possède la citoyenneté canadienne depuis maintenant 12 ans, cette femme commanditait son époux pour qu’il puisse venir au Canada, mais elle ne pouvait réaliser l’entrevue dans l’une ou l’autre de nos langues officielles. Ca m’a fait réaliser: Était-ce un cas isolé? Malheureusement, je ne le crois pas.»

Selon M. Kenney, les nouveaux arrivants devraient posséder une connaissance pratique de l’une des deux langues officielles. Il a aussi confié que le processus d’immigration avait besoin d’être révisé et qu’un effort important devait être fait pour s’assurer que les immigrants et ceux qui souhaitent devenir de nouveaux citoyens canadiens parlent le français ou l’anglais de manière adéquate. Le ministre a souligné que les exigences linguistiques étaient déjà en place, mais qu’elles n’étaient pas suffisamment respectées.

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«En termes de citoyenneté, si vous ne pouvez compléter l’examen dans l’une ou l’autre des langues officielles, vous ne devriez pas devenir citoyen, ce qui n’est pas une décision trop dure», a dit M. Kenney.

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d’immigration, Olivia Chow (l’épouse du chef Jack Layton), a dit que la maîtrise de la langue était importante, mais que ça ne devrait pas être un critère de sélection.

M. Kenney voudrait par ailleurs comprendre comment des gens qui ne parlent ni français, ni anglais, ont réussi à passer à travers les mailles du système. Le ministre a ajouté que les candidats à l’immigration n’avaient pas d’excuses valables, car des règles sont déjà en place et une formation linguistique gratuite est disponible. M. Kenney espère également trouver des moyens lui permettant d’identifier les titres de compétence des immigrants. Il a notamment donné l’exemple d’une obstétricienne syrienne qui a mis au monde «des centaines de bébés», mais qui occupe un emploi de femme de chambre depuis maintenant cinq ans.

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