Les auberges de jeunesse, vitrines cachées de Toronto

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La Tour CN, les îles, les plages, les stades… C’est peut-être ce que vous évoque la ville reine au premier abord. Et si l’on vous parlait de ses auberges de jeunesse?

Chaque année, de plus en plus de touristes, voyageurs ou nouveaux arrivants, découvrent le visage de Toronto en poussant la porte de l’une de ses nombreuses auberges, le temps d’un week-end, ou de plusieurs semaines. Et parmi eux, se trouve un nombre important et grandissant de francophones.

«Vivre en communauté», c’est l’atout principal des auberges de jeunesse. À mi-chemin entre l’hôtel et la vie chez l’habitant, c’est un peu comme une colocation à l’international grandeur nature. Mais, pas de panique, ça n’est pas si effrayant que ça en à l’air, bien au contraire.

Une quinzaine d’auberges

Avec plus d’une quinzaine d’établissements répartis aux quatre coins de la ville, l’offre ne manque pas à Toronto, et les visiteurs sont au rendez-vous.

«Le marché à Toronto est extrêmement dynamique», explique Benoit Legault, chroniqueur à L’Express et vice-président de HI-Québec/Ontario, l’association des auberges de jeunesse membres du réseau Hostelling International.

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«C’est un moyen abordable de s’héberger tout en rencontrant d’autres voyageurs. L’esprit de rencontre y est très important. »

Le fonctionnement d’une auberge n’est pas très compliqué. On y trouve plusieurs chambres collectives, ou dortoirs, d’une capacité d’accueil pouvant aller de 4 à 12 lits, et des chambres privatives, en fonction des besoins et attentes de chacun.

Les visiteurs se retrouvent généralement dans plusieurs espaces communs mis à leur disposition, comme la cuisine ou le salon, propices aux rencontres et aux discussions.

Loin de l’hôtel où chacun fait son chemin, et de l’immersion qu’offre la vie chez l’habitant, l’auberge est une sorte de compromis qui permet de dessiner les contours de sa propre expérience, de manière totalement autonome, pour une moyenne de prix allant d’une vingtaine à une quarantaine de dollars la nuit, selon le choix de la chambre.

Un espace de rencontres

«Ce qui fait la force de l’auberge de jeunesse, c’est l’aspect social», explique Danny Zern, propriétaire de l’auberge The Clarence Park, située près de l’angle King et Spadina.

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«Il n’y a pas d’offre telle que ce que permet l’auberge de jeunesse sur ce marché. Les hôtels n’ont pas l’aspect social que les visiteurs recherchent. Ces derniers se créent un important réseau international, ce qui n’a pas de prix.»

C’est la raison pour laquelle Céline Schmidt, venue de France et de court passage à Toronto, a choisi ce moyen d’hébergement.

«Je vais en auberge de jeunesse depuis trois ou quatre ans. Dès que voyage, je choisis l’auberge, car d’une part c’est bien moins cher, et ça permet de rencontrer d’autres voyageurs comme moi», explique la jeune femme, qui a tenté l’expérience en Europe, en Asie et aux États-Unis avant d’essayer au Canada.

«On rencontre une pluralité de gens, ce qui est incroyable. Ça permet d’échanger des expériences, d’avoir des visions très différentes auprès de gens qui sont simplement de passage ou qui s’installent en auberge durablement. C’est une bonne introduction à Toronto.»

Même son de cloche pour Amandine, venue de Québec, qui s’arrête à Toronto pour le weekend avant de partir vers Vancouver. «C’est un moyen simple et abordable d’avoir un pied-à-terre à Toronto, tout en faisant des rencontres sur son chemin», explique-t-elle.

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Solution temporaire

Mais l’auberge est également une solution pour les nouveaux arrivants qui cherchent à s’établir à Toronto. «Je n’avais pas envie de prendre une colocation directement depuis la France, parce qu’on ne peut pas visiter, on ne peut pas rencontrer les gens en personne», explique Laura, jeune titulaire d’un Permis Vacances-Travail pour un an.

«C’était la meilleure alternative pour se loger provisoirement. J’ai essayé deux auberges sur Toronto, et les deux ont été de bonnes expériences. Dans le deuxième cas, ça a même été un peu difficile de partir, car on se crée des amitiés, c’est un rythme de vie particulier.»

Voyageurs, simples touristes, groupes scolaires, travailleurs… l’on y trouve toutes sortes de publics, mais les titulaires d’un visa de travail sont majoritaires.

«Les permis de travail, les visas d’un ou deux ans sont l’une des raisons pour lesquelles les auberges de jeunesse sont aussi dynamiques à Toronto», explique Danny Zern. «Le nombre d’Allemands a augmenté cette année, mais les Français et les Irlandais sont les deux principaux groupes que nous recevons tout au long de l’année», précise-t-il.

Mais contrairement à ce que leur nom indique, les auberges ne se limitent pas à la jeunesse. On y trouve toutes sortes de personnes et de personnalités téméraires et de tous âges, prêts à aller à la rencontre de l’autre. Et pourquoi pas de la vôtre.

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