L’écologie queer de Denis Taman Bradette

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Ce mois-ci, c’est Denis Taman Bradette qui a été désigné «membre du mois» par le Labo. L’enseignant et artiste multidisciplinaire est revenu sur sa carrière et sur ses idées artistiques au cours de la soirée du 11 février.

Quand il évoque sa vie et ses expériences personnelles, Denis Taman Bradette parle d’abord de ses «exils». Originaire du Nord-Est ontarien, l’artiste n’est de retour à Toronto que depuis le printemps dernier. Il a vécu une longue partie de sa vie dans le Grand Nord canadien, au Québec et au Yukon entre autres, dont il est tombé très amoureux.

Mais Denis Taman Bradette a aussi quitté temporairement le Canada et s’est envolé pour l’Ukraine et pour l’Europe où il a conçu le concept d’ «arcologie», un néologisme regroupant les termes d’architecture et d’écologie.

Cela fait maintenant une trentaine d’années qu’il crée ses propres œuvres. Ses influences sont multiples: il cite le surréalisme, la nature, le design, l’architecture, l’écologie, la communauté, l’autobiographie et la pédagogie. Étant enseignant, il s’attache tout particulièrement à faire participer le public dans ses œuvres en développant «une esthétique relationnelle.»

Denis Taman Bradette touche à tout support artistique: ses médias sont multiples et incluent le texte, la photographie, le collage, l’installation, les dessins, la performance, la peinture ainsi que des styles médias-mixtes. Il utilise tout ce qui peut lui servir à exprimer ses pensées, ses émotions, y compris les jouets d’enfants ou les objets sacrés, religieux, car «l’art est pour [lui] une spiritualité.»

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Au cours de sa vie, l’artiste a multiplié les expériences. Attaché à la notion de communauté et à la nature, il a tenté de mettre en place ce qu’il appelle «une communauté alternative utopienne» avec pour objectif de retourner à la terre»… Une expérience qui s’est malheureusement soldée par un échec.

En août 2013, Denis Taman Bradette a terminé sa maîtrise en arts visuels à l’Université d’Ottawa, présentant une thèse intitulée L’inter-espace, l’écologie queer et les transitions anthropocèniques. L’inter-espace est pour lui une métaphore désignant des espèces habitant entre deux mondes, dans des espaces différents. Une grande partie de ses travaux portent sur cette notion.

«Je me vois, ainsi que les gens queer, comme des gens qui habitent dans un monde souvent hostile à leur égard» explique-t-il.

Installé désormais à Toronto où il a acheté un terrain, l’artiste envisage désormais de développer d’autres projets avec les sans-abris et les réfugiés, tout en continuant d’explorer les possibilités interdisciplinaires.

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