Le Vent du Nord a soufflé sur le Hugh’s Room

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Le bar-restaurant Hugh’s Room, rue Dundas ouest au sud de Bloor, est devenu au fil des années l’une des meilleures scènes musicales de Toronto. On y accueillait la semaine dernière le groupe québécois de musique traditionnelle Le Vent du Nord, qui y lançait son 8e album, Têtu.

«Notre compagnie de disque Borealis est à Toronto», a expliqué Nicolas Boulerice, qui joue de la vielle et du piano. «Nous y venons presque chaque année, et certainement chaque fois que nous sortons un nouvel album.»

Ça ne manque pas de piquant, puisque plusieurs de leurs chansons, comme Confédération, sur Têtu, sont à saveur nationaliste:

«Connaissez-vous l’histoire du beau grand Canada
Ce pays emprunté, qui fut fondé trois fois
On nous l’a bien fait croire pays bilingue, égal en droits
Pour que les francophones ne se soulèvent pas
(…) Les Français d’Amérique ont toujours un pays sans nom
Pourquoi les francophones ne se souviennent-ils pas?»

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Le public du Hugh’s Room a cependant réservé un accueil enthousiaste au quatuor. «Partout où ils passent», a indiqué le présentateur, «leur musique est contagieuse et amène les gens à rire et à danser», ce qui s’est effectivement produit ici.

Depuis la sortie du CD en mars, Le Vent du Nord est sur les grands chemins, présentant à guichet fermé un concert dans le Kings Place à Londres, puis en France et aux États-Unis.

Le groupe existe depuis 13 ans et «nous sommes en tournée environ 130 jours par année», indique Nicolas Boulerice. Les autres chanteurs et musiciens jouent de la mandoline et de la guitare (Simon Beaudry), de l’accordéon et de la basse (Réjean Brunet), du violon et tape du pied (Olivier Demers). Tous viennent de l’extérieur de Montréal et s’expriment en anglais avec un fort accent québécois.

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