Le Sri Lanka s’inspirerait de nos politiques linguistiques

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Une délégation du Sri Lanka était de passage au Canada le mois dernier dans leur cadre de leur «Projet de langues nationales», visant à améliorer les relations entre les communautés singhalaise et tamoule.

C’est ce que rapporte sur son blogue le commissaire aux services en français de l’Ontario, François Boileau, qui a reçu la délégation dans ses bureaux.

Le Projet de langues nationales du Sri Lanka veut aussi sensibiliser leur fonction publique au respect des droits linguistiques et de la diversité linguistique pour renforcer la cohésion sociale.

Rappelons que, de 1972 à 2009, le Sri Lanka a été déchiré par une guerre civile qui s’est soldée par la défaite militaire du mouvement séparatiste tamoul.

L’heure est à la réconciliation, et le Projet de langues nationales veut «permettre aux citoyens l’accès à l’information et aux services publics dans la langue nationale de leur choix, et que le cinghalais et le tamoul soient respectés et reconnus de façon égale comme étant les langues nationales et officielles du pays».

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Financé par le gouvernement du Canada, ce projet est dirigé par le cabinet Agriteam Canada en collaboration avec l’Institut des langues officielles et du bilinguisme de l’Université d’Ottawa et «The Asia Foundation au Sri Lanka».

Composés principalement des représentants du ministère des Langues nationales et de l’Intégration sociale du Sri Lanka, «les membres de la délégation se sont montrés avides d’apprendre le fonctionnement et les défis auxquels font face les institutions servant la communauté francophone de même que leurs recours en cas de manquements à la loi», indique M. Boileau, qui reconnaît «la réalité de leur situation politique fort différente de la nôtre au niveau des langues officielles».

Les 1 200 000 employés de la fonction publique sri lankaise sont censés être tous bilingues (cingalais et tamoul) après cinq ans de service. «Bien entendu, en réalité, cela n’est pas le cas et cette situation soulève des enjeux importants», note le commissaire ontarien.

«De fait, ils ont soulevé les défis liés à la mise en œuvre de la Politique sur les langues officielles en raison notamment de l’insuffisance de personnel trilingue (cingalais, tamoul et anglais), un accès disparate aux services, ou encore la méconnaissance de la population concernant la politique linguistique sur les langues officielles.»

«Néanmoins, les responsables se sont montrés optimistes et déterminés à relever les défis en s’inspirant de pratiques exemplaires au Canada, mais aussi en Ontario, et notamment sur la formation en traduction et interprétation, ou encore sur la protection des droits linguistiques.»

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