Le singe et nous: tout est dans la tête

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Ce qui nous distingue du singe pourrait-il se rassembler dans une seule zone du cerveau? C’est ce que suggèrent des neurologues qui, faute d’avoir pu analyser la pensée abstraite des singes, ont utilisé une voie détournée.

À des humains et à des macaques, ils ont fait écouter différentes séquences sonores, possédant tantôt une structure commune, tantôt de subtiles différences. Une façon de tenter d’observer ce qui se passe dans le cerveau lorsque l’individu identifie, ou non, quelque chose qu’il reconnaît. Le tout fait partie de ce que les psychologues définissent comme la pensée abstraite: la capacité, par exemple, à compter le nombre de notes dans une phrase musicale, même si les notes ne sont plus les mêmes que dans la phrase précédente.

Or, à en juger par l’activité de leur cerveau, autant les macaques que les humains réagissaient à un changement dans le nombre de notes ou à une répétition de la même séquence. Mais seuls les humains réagissaient à un changement simultané du nombre de notes et du rythme: autrement dit — c’est ce qu’avance dans Current Biology l’équipe de Stanislas Dehaene, de l’Unité de neuroimagerie cognitive à l’institut français INSERM — c’est comme si seuls les humains se montraient «intéressés» par cette «nouveauté».

On ne sera pas surpris d’apprendre que la région du cerveau en question, le gyrus frontal inférieur, fasse partie de cette section de notre matière grise qui ait connu sa plus grande expansion depuis notre séparation d’avec les grands singes. Qui plus est, c’est là que se situe la région de Broca, appelée aussi l’aire du langage.

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