Le secteur biopharmaceutique au Canada: tout un défi!

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Lors de son dernier déjeuner-causerie, le Club canadien a donné la parole à Bertrand Bolduc, président de Mistral Pharma Inc.

Il a fait part au public présent de ses inquiétudes concernant l’avenir du secteur biopharmaceutique canadien… bien que le Canada ait de nombreux atouts.

Sa principale inquiétude? La viabilité des entreprises pharmaceutiques canadiennes, parfois menacée – surtout pour les plus petites entreprises – par les coûts de développement élevés, le long temps d’attente avant qu’un médicament ne soit approuvé par les autorités sanitaires, la production de médicaments génériques lors de l’expiration du brevet, ce qui fait perdre à l’entreprise créatrice près de 90% de ses ventes…

Pour que les entreprises tirent leur épinge du jeu, trois pistes s’offrent à elles, comme l’expliquait Bertrand Bolduc: «Les entreprises peuvent choisir la voie de la recherche-développement pour développer de nouveaux produits, faire des fusions-acquisitions pour faire des économies d’échelle ou conquérir de nouveaux marchés, elles peuvent aussi s’allier les unes avec les autres.»

Mais s’il existe au Canada une main d’oeuvre extrêmement bien formée et compétente, un problème demeure: «Le transfert de technologie de l’université vers le monde de l’entreprise ne se fait pas facilement.»

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Là où le bât blesse, regrette Bertrand Bolduc, c’est l’aspect financier: «Pour une petite compagnie, il est très coûteux de développer de nouveaux produits. Certaines choisissent l’introduction en Bourse pour récolter du capital mais ne sont pas toujours assez solides pour perdurer dans cette voie. Le gouvernement a mis en place des incitatifs sous forme de crédits d’impôt mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait que davantage d’investisseurs se penchent vers le domaine biopharmaceutique!»

Et le temps presse d’autant plus, pense-t-il, que le Canada est dépendant de fournisseurs étrangers, notamment américains. De quoi tirer la sonnette d’alarme?

Bilan de saison pour le Club

Le même jour, l’assemblée générale du Club canadien faisait le bilan de la dernière année.

Diverses personnalités se sont succédé à cette tribune, dans les domaines politique, universitaire, économique, militaire, culturel… Mais selon François Bergeron, président du Club canadien, il faut «redoubler d’efforts dans la promotion de ces rencontres et continuer de chercher des conférenciers connus et/ou originaux».

Autre cheval de bataille pour le Club: recruter de nouveaux membres. Pour accomplir cette mission, des membres du conseil d’administration iront rendre visite à des groupes francophones ou des groupes d’affaires pour mieux promouvoir les activités du Club et recruter de nouveaux membres.

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Pour l’année à venir, le Club devra également trouver de nouveaux commanditaires qui aideront l’organisme à retrouver un équilibre budgétaire et à défrayer les coûts de plus en plus élevés afférents à ces conférences.

Lors de son assemblée générale, le Club a également renouvelé son conseil d’administration. François Bergeron, éditeur associé de L’Express, qui reste président du Club jusqu’en septembre 2008, et sa successeure désignée, Jocelyne Chaput, de Hampton Securities, seront entourés de: Marc Beaulieu. des Conseillers Vertex, l’avocate Pascale Chapdelaine, la conseillère en communication Diane Chaperon‑Lor, Sylvie Charest, vice-présidente chez Manufacturers Life, François Colas de l’agence de recrutement Dean, le consul général de France Philippe Delacroix, Annie Dell, directrice du RDÉE Ontario, Georges H. Dessaulles, du Groupe financier RBC, Marc R. Dulude, de Berkshire Securities, le consultant André J. Galipeault, Luc Girard, des conseillers en gestion Mercer, Marie Larose, de l’Office des affaires francophones de l’Ontario, le conseiller en gestion Louis‑Charles Lavallée, le graphiste Denis Leclerc, le consultant en infomatique Léo Lefebvre, Keith Martin, des services aux prêteurs Centract, Jacques Naud, vice-président de la Banque nationale, l’avocat Christian Paquette chez Heenan Blaikie.

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