Le ROM ouvre les portes de la Cité interdite

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Empereur, membre de la famille impériale, serviteur… c’est ce qu’il vous aurait fallu être, il y a encore près de 100 ans, pour espérer percer un jour les secrets de la fameuse Cité interdite, plus grand palais impérial chinois.

Mais depuis samedi dernier, pourquoi ne pas vous inviter à la cour des empereurs de Chine? Pas besoin de s’envoler pour Beijing: un petit détour au Musée Royal de l’Ontario (ROM) devrait suffire.

À l’occasion de son centenaire, le ROM frappe fort en dévoilant l’exposition La cité interdite: à la cour des empereurs de Chine, clou du programme anniversaire du Musée. Accessible depuis le 8 mars et jusqu’au 1er septembre dans le hall d’exposition Garfield Weston, l’exposition vaut le détour.

Mercredi dernier, le musée faisait tomber la grande muraille, en présence notamment de la première ministre Kathleen Wynne et de Michael Chan, ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports.

Une première au Canada

250. C’est le nombre de trésors ayant fait le voyage, du musée du Palais Impérial à Beijing, ayant travaillé en collaboration avec le ROM, jusqu’à la ville-reine.

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Textiles, peintures, calligraphies, armures, objets du quotidien… le visiteur a accès à des objets uniques et d’une richesse incroyable, tant par leur aspect artistique et culturel que par leur histoire, révélatrice d’une période clef de l’Empire chinois. Parmi eux, plus de 80 objets rarissimes n’ayant jamais quitté les murs de la fameuse Cité interdite.

Il s’agit d’une première au Canada et en Amérique du Nord.

«Choisis avec soin par nos conservateurs, d’extraordinaires artéfacts du musée du Palais impérial donnent une idée de la vie à l’intérieur de la cité interdite et font comprendre la riche histoire de la Chine aux visiteurs […] Cette exposition permet de créer un espace de dialogue entre eux et avec le monde», s’est exprimée Janet Carding, directrice du ROM.

Dès les premiers pas, le visiteur se retrouve plongé à travers 600 ans d’histoire, marquées par le règne de 24 empereurs, de la dynastie Ming (1368-1644) à la dynastie Qing (1644-1912). Sont alors ravivées les braises encore tièdes du quotidien impérial, inaccessible au grand public tout au long du règne.

Immersion

Trône impérial fait de laque et de jade, robe de cour de l’empereur enfant Tongzhi, pardessus porté par l’impératrice douairière Cixi, porcelaines de l’époque Ming, baignoire en bois laqué et doré utilisé par Puyi, le dernier empereur… En pénétrant dans la galerie, le visiteur trouve les objets les plus courants aux plus intimes ayant été utilisés par les empereurs et leurs entourages directs.

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«Cette exposition révèle le grand savoir-faire des Chinois. La famille impériale souhaitait s’entourer des plus beaux objets. Nous avons donc des exemples extraordinaires de leur technologie qui sont exposés ici», explique Jacques Lavoie, enseignant au Musée Royal de l’Ontario.

«Ce sont des objets qui ont été utilisés, comme une tasse faite d’or et de perles qui a servi à la célébration de l’anniversaire de l’empereur. Ce sont des objets rituels et dans d’autres cas des objets du quotidien, mais ils sont dans tous les cas extraordinaires. […] On parle d’objets faits de laque, de jade, d’or et d’argent, de vêtements de soie brodés avec fils d’or et fils d’argent… la liste est longue. »

Au cœur de l’empire

Dès l’entrée, le visiteur pénètre dans la cour extérieure. Trône de l’empereur Qianlong, armures, peintures, armes… Cette section, la plus vaste de l’exposition, révèle la gloire et l’autorité de l’empereur, son règne et ses combats. Elle met notamment en lumière Yongzheng et Qianlong, deux empereurs phares de la dynastie Qinq.

Puis, place à la cour intérieure, où le visiteur aura l’occasion d’explorer la résidence de la famille impériale et de ses serviteurs, mais aussi de rencontrer de plus près l’impératrice douairière Cixi, personnalité importante de l’empire chinois.

Le spectateur assiste alors à un spectacle d’une grande rareté: l’accès aux appartements de l’empereur, que personne n’était autorisé d’approcher, notamment le cabinet d’étude de l’empereur, son espace le plus intime. L’exposition se termine par Le Crépuscule de la dernière dynastie, qui retrace la fin de l’empire, et son le passage de palais en musée impérial.

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«L’exposition créé une certaine atmosphère, qu’est ce que ce serait de se retrouver dans la cité interdite. On découvre aussi les personnalités des empereurs, des hommes férus d’art, de science, de poésie… Ils avaient des devoirs et responsabilités, un rôle très important. On découvre ainsi un aspect de ce que c’était que d’être empereur de Chine», ajoute Jacques Lavoie.

Renseignements

www.rom.on.ca/fr

La plupart des expositions au ROM sont bilingues. C’est le cas de La Cité interdite. Des visites guidées sont offertes en français à 14 h tous les jours sauf le mardi. Ces visites d’environ 45 minutes sont gratuites avec le billet d’entrée au ROM. Téléphone 416.586.5801 ou courriel [email protected]

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