Le refus de Durham montre les limites de la Loi sur les services en français

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L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) dénonce les élus de la Municipalité régionale de Durham qui ont décidé d’ignorer la demande d’appui de la communauté franco-ontarienne à la désignation de la région de Durham sous la Loi sur les services en français (LSF).

Le président de l’AFO, Denis Vaillancourt, était présent, le 9 octobre à Whitby, à la réunion publique de la Municipalité régionale qui a reçu le rapport négatif envers la désignation. Le lobby politique des Franco-Ontariens dit souhaiter que «les 12 000 francophones de la région de Durham soient traités comme des citoyens à part entière et puissent accéder à des services en français».

L’ACFO de Durham-Peterborough, le chapitre local de l’AFO, note que les élus régionaux «allèguent qu’ils seront disposés à appuyer la demande de désignation de la communauté francophone si la province leur fournit préalablement les coûts anticipés»… alors que «la province exige de la communauté francophone qu’elle obtienne le soutien de la municipalité régionale de Durham».

C’est «intolérable», lance la présidente de l’ACFO-DP, Sylvie A. Landry. «Les élus empêchent la communauté francophone de Durham de bénéficier des droits et des services dont elle a besoin, elle qui compte pourtant plus de francophones, d’écoles et de garderies que bien d’autres régions déjà désignées!»

Il y a actuellement 25 régions désignées sous la LSF en Ontario. Pour obtenir sa désignation, une région doit en principe compter au moins 10% de francophones ou dans les centres urbains, 5 000 francophones.

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«Il est inacceptable qu’en 2013, notre communauté francophone qui vit dans un pays officiellement bilingue, où les deux langues officielles sont le français et l’anglais, ait à poursuivre sa lutte pendant plus de 4 ans pour justifier ses besoins.»

L’ACFO Durham-Peterborough demande formellement au gouvernement de l’Ontario d’intervenir afin qu’il «lève les embûches empêchant la désignation de la région de Durham».

Selon l’AFO, la situation de Durham «reflète celle des régions du Centre et Sud-Ouest de l’Ontario où, malgré la présence de nombreux francophones, l’offre de services en français reste encore insuffisante».

Cette situation confirme également «l’urgence de revoir la LSF», selon M. Vaillancourt.

«La Loi sur les services en français a très bien fonctionné au départ, en 1989, lors du début de son application.»

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«Toutefois, la réalité a beaucoup changé depuis, notamment parce que les francophones se sont beaucoup déplacés. Les règles d’application actuelles créent désormais deux catégories de Franco-Ontariens: ceux qui sont dans des régions désignées et qui ont accès, tant bien que mal, à des services en français et les autres qui n’en bénéficient pas.»

«Il est grand temps de revoir la LSF et de l’améliorer afin que tous les francophones de l’Ontario aient les mêmes droits et soient traités de manière équitable.

L’AFO se penchera d’ailleurs sur la question de l’amélioration de la LSF lors de son assemblée générale annuelle, le samedi 26 octobre, à Ottawa.

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