Le président centrafricain fuit la capitale

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à 06h36 HAE, le 25 mars 2013.

BANGUI, République centrafricaine – Le président de la République centrafricaine a fui Bangui, la capitale, tôt dimanche matin après que des centaines de rebelles armés ayant menacé de le renverser eurent envahi la ville.

Les insurgés de la coalition de Séléka ont émis un communiqué faisant référence à François Bozizé comme étant «l’ancien président» du pays et disant qu’un nouveau chapitre de l’histoire centrafricaine venait de commencer.

Les rebelles étaient arrivés près de Bangui tard samedi. Des nombreux coups de feu ont retenti dans la cité dimanche alors que les combattants de Séléka se frayaient un chemin jusqu’au centre-ville et s’emparaient du palais présidentiel.

Un membre du gouvernement de M. Bozizé, Maximin Olouamat, a affirmé que le président avait quitté la capitale le matin et ne se trouvait donc pas au palais lorsque ce dernier est tombé aux mains des insurgés.

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M. Olouamat a refusé de dire où le leader centrafricain s’était réfugié mais une firme de gestion de crise suisse ayant des contacts dans le pays a indiqué que François Bozizé se dirigeait probablement vers le Congo.

Bangui est située près de la rivière Oubangui qui sépare les deux pays.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a toutefois déclaré ne pas savoir si M. Bozizé avait franchi la frontière.

Des soldats français ont été déployés pour sécuriser l’aéroport de Bangui. La France, l’ancienne puissance coloniale du pays, a aussi dit prendre note du départ du président Bouzizé.

Pour sa part, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a lancé un appel au calme, tout en condamnant cette prise de pouvoir anticonstitutionnelle et en estimant que l’accord de paix conclu en janvier demeure la clé de la stabilité et de la prospérité du pays. M. Ban s’est aussi inquiété d’informations faisant état d’importantes atteintes aux droits de la personne.

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En décembre dernier, différents groupes rebelles s’opposant depuis longtemps au président centrafricain avaient uni leurs forces et commencé à conquérir des villes dans le nord du pays.

Après avoir menacé de se rendre jusqu’à Bangui, ils avaient accepté de prendre part à des négociations de paix à Libreville, la capitale du Gabon.

Les pourparlers ont mené à la signature d’un accord le 11 janvier permettant à François Bozizé de rester au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en 2016. Les insurgés ont cependant rapidement accusé le président de ne pas respecter ses promesses.

L’entente a officiellement été rompue il y a plus d’une semaine lorsque les rebelles ont pris le contrôle de deux villes et annoncé leur intention de conquérir la capitale.

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