Le premier pas vers l’animation

Les grands gagnants de Roxy et Max s’animent

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Lancé en décembre 2010, le concours Roxy et Max s’animent proposait aux jeunes francophones hors Québec de découvrir l’animation à travers une websérie éducative avant d’effectuer eux-mêmes leurs premiers pas dans le domaine. Après plusieurs étapes et de longues heures passées à bidouiller devant leurs ordinateurs, huit jeunes ont finalement rendu un mini-film d’animation. Quatre prix ont été distribués. Anne-Marie Rocher de l’Office national du film revient sur le déroulement du concours.


«Après les inscriptions, 35 personnes ont reçu des clés pour avoir accès à un logiciel d’animation Toon Boon et un de scénarimage. Il y a eu beaucoup de jeunes de Sudbury parce que le Collège Boréal a fait la promotion du concours. De notre côté, on avait essayé d’en parler aussi dans les écoles secondaires.»


Sur les 35 inscriptions, un peu moins de 20 scénarimages voient le jour. À partir de là interviennent deux mentors, Marie-Ève Chartrand et Sylvain Charbonneau qui suivent les jeunes et leur donnent des conseils pendant toutes les étapes de la création, jusqu’à l’animation complète en couleur et avec du son.


Les futurs cracks de l’animation ont tout d’abord rendu leurs scénarios et scénarimage, puis une animation sans couleur, une avec couleurs, avant de rendre leurs travaux complets. «En tout, huit jeunes sont allés au bout du processus. On a fait un vote du public sur le site internet et le jury a quasiment voté comme le public», indique Anne-Marie Rocher. Les grands gagnants sont donc: Alyssa Hornick et Nadège Pulgar-Vidal de Winnipeg pour la catégorie 14 -19 ans; Rose-Anne Gagné et Janie Trudel de Sudbury pou la catégorie 19-25 ans.


«On était vraiment unanime dans le jury. On suit de très près le public. Ceux qui devaient gagner ont gagné!»


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Outre une belle participation des jeunes francophones, même si les organisateurs regrettent une faible participation de l’Est, le concours a d’ores et déjà remporté plusieurs beaux prix en éducation interactive, notamment à New York, et souhaite maintenant traduire le site internet pour en faire bénéficier les anglophones.


«On montre la valeur éducative du projet. À l’ONF, on a fait des documents sur le projet, la série existe en DVD pour les écoles. On est très heureux du résultat. Ce n’est pas facile de motiver les jeunes, surtout dans un domaine aussi pointu que l’animation.» Pour ceux qui voudraient essayer de bidouiller leurs premières animations, de nombreux liens restent présents sur le site, où l’on peut toujours télécharger un logiciel d’animation gratuit 30 jours. La websérie explicative existe toujours elle aussi et permet de découvrir l’animation de manière plus facile.


TFO et l’ONF, partenaires sur le projet ont grâce à cette collaboration, obtenu une belle expertise. 


«C’était une première dans le domaine. Deux entreprises de production. Chacun a fait son travail et c’était une collaboration magique. On sait comment bâtir un gros projet comme celui-là. Avant on n’avait pas ce genre d’outils et il y a une grande demande et un grand besoin pour les jeunes francophones hors Québec. Je pense que les gagnants ont eu la piqûre!», se réjouit la productrice de l’ONF.


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