Le père d’Oscar Pistorius critique la sécurité sud-africaine


5 mars 2013 à 15h41

à 15h01 HNE, le 5 mars 2013.

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud – Une dispute publique a éclaté mardi entre les membres de la famille d’Oscar Pistorius, l’olympien doublement amputé accusé d’avoir tué sa petite amie, le coureur et ses proches ayant pris leurs distances des commentaires de son père au sujet des armes à feu et de la criminalité en Afrique du Sud.

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a lui aussi pris partie dans la dispute. Un porte-parole du parti a accusé le père du coureur, Henke Pistorius, de racisme pour ses propos sur les crimes commis contre les Sud-Africains blancs et pour avoir suggéré que l’ANC n’en fait pas assez pour les protéger.

La famille Pistorius et la firme de relations publique qu’elle a recrutée tentent de contrer toute publicité négative ou controverse qui pourraient avoir un impact sur le procès du coureur, à l’issue duquel il pourrait être condamné à la prison à vie pour meurtre prémédité.

Ils ont rapidement diffusé un communiqué mardi matin, affirmant que la famille était «profondément préoccupée» par l’entrevue avec Henke Pistorius diffusée par des médias britanniques. Ses propos «ne représentent pas le point de vue d’Oscar ni du reste de la famille Pistorius», affirme le communiqué.

Henke Pistorius a déclaré au «Telegraph» et au «Mirror» que sa famille possédait des armes à feu pour se protéger.

Posséder des armes n’est pas inhabituel en Afrique du Sud. Il y a deux ans, le ministre responsable de la police, Nkosinathi Emmanuel Mthethwa, avait déclaré que dans ce pays de 49 millions d’habitants, il y avait 1,7 million de propriétaires d’armes enregistrés possédant 2,9 millions d’armes à feu.

Oscar Pistorius possédait un permis de la police pour le pistolet 9 mm avec lequel il a tiré sur Reeva Steenkamp au petit matin de la Saint-Valentin.

Selon une association sud-africaine de collectionneurs d’armes dont le coureur est devenu membre en avril, Oscar Pistorius possédait six autres armes à feu dans sa collection, mais elles n’étaient pas encore enregistrées.

Le journal sud-africain «Beeld» a rapporté que le père de l’olympien, trois de ses oncles et son grand-père possédaient ensemble un total de 55 armes à feu allant des armes de poing aux carabines.

«Certaines armes servent à la chasse et d’autres servent à la protection, comme les armes de poing», a déclaré Henke Pistorius au «Telegraph». «Regardez le nombre de crimes commis contre les Blancs. La protection est vraiment faible dans ce pays, c’est un aspect de notre société, et cela a à voir avec le gouvernement de l’ANC», a-t-il dit.

«On ne peut se fier à la police, non parce qu’elle est inefficace, mais parce que la criminalité est tellement répandue», a affirmé le père de l’athlète, selon le journal.

Henke Pistorius a précisé qu’il n’avait jamais eu recours à une arme à feu pour se défendre, mais a ajouté: «Cela ne signifie pas que je n’aie jamais été victime d’un vol de voiture ou d’une attaque. En tant que famille, nous avons trop de respect pour la vie pour avoir recours à une arme chaque fois que nous avons l’occasion de nous en servir».

La famille s’est dite inquiète par les commentaires du père et en particulier par sa déclaration voulant que l’ANC ne fasse pas assez d’efforts pour protéger les Blancs.

Le porte-parole de l’ANC, Jackson Mthembu, a déclaré que le parti rejetait «avec outrage» cette allégation.

«Non seulement cette déclaration est-elle dénuée de vérité, elle est aussi raciste», a déclaré M. Mthembu dans un communiqué. «Il est déplorable qu’il ait choisi de politiser un incident tragique qui est toujours frais dans la mémoire des personnes touchées et dans celle du public.»

Les médias sud-africains ont déjà rapporté qu’Oscar Pistorius avait peu de relations avec son père avant la mort de Reeva Steenkamp. Mais le père a été vu en train de réconforter son fils alors qu’il pleurait durant son audience de libération sous caution.

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