Le nec plus ultra d’un salon du livre

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Montréal, Québec, Trois-Rivières, Chicoutimi, Outaouais, Toronto, Sudbury, Hearst, Dieppe, Edmundston, Victoria, autant de villes qui tiennent des salons du livre d’expression française depuis belle lurette. Au cours des trois derniers mois, j’ai participé à trois salons: Outaouais, Québec et Hearst. Je peux aisément affirmer que si la formule n’existait pas, il faudrait l’inventer sur-le-champ.

Cette formule n’existe pas au Canada anglais, sans doute parce que «books are everywhere», non seulement dans un vaste réseau de librairies, mais visiblement étalés dans les pharmacies, dans les tabagies et dans les aéroports. Ce n’est évidemment pas le cas à Ottawa, Toronto, Sudbury, Timmins ou Hearst.

C’est une chose que d’avoir accès à des livres, c’en est une autre de pouvoir rencontrer leurs auteurs, de les entendre décrire leur processus d’écriture et de faire dédicacer son exemplaire. Les salons du livre permettent justement ce genre de contacts. L’écrivaine franco-ontarienne Dominique Demers disait récemment qu’elle déteste faire des séances de signature. Je ne suis pas du même avis.

En 1994, j’ai publié un roman intitulé Le mal aimé (Éditions du Nordir). Je me souviens avoir signé un livre pour un homme que je ne connaissais pas, au Salon de l’Outaouais un vendredi soir.

Il est revenu le lendemain pour me dire qu’il s’était reconnu dans mon personnage gai et que cela avait fait vibrer une corde sensible.

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Je me suis alors dit: «Même si j’ai écrit ce roman juste pour lui, cela en valait la peine.» Vous ne pouvez pas savoir comment ce genre d’échange est gratifiant pour un écrivain!

En Ontario français, on n’écrit/ne publie pas pour faire de l’argent. Le plus souvent, j’écris pour mon plaisir.

J’aime laisser une trace avec des mots. J’écris pour affirmer ma double identité, francophone en Ontario et personne homosexuelle.

Si cela touche un lecteur, dix lecteurs, j’en suis ravi.

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