Le Musideum démocratise la musique

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Créé il y a 12 ans, le Musideum a évolué. À l’origine ouvert aux curieux de la musique, au 401 Richmond ouest, à l’angle de Spadina, exposait un large choix d’instruments en tout genre qui sont aussi mis en vente.

Depuis 6 ans, Donald Quan a repris la boutique. Après être tombé dans le coma à cause d’une sorte de burnout, il a tout arrêté pour se donner uniquement à ce musée-magasin qu’il appelle «la petite salle magique». C’est grâce à ce petit espace intime, croit-il, qu’il est parvenu à récupérer toutes ses capacités cérébrales et recouvrer la mémoire!

Et en effet, quelle atmosphère, quel paisible endroit pour accueillir des concerts, comme dimanche soir dernier celui du pianiste franco-ontarien Denis Schingh.

Ni trop, ni pas assez, on se croirait dans une de ces soirées qu’on voit dans les vieux films: un soliste, quelques lumières, pas de bar, quelques chaises, le strict nécessaire pour entendre les touches du piano faire vivre la pièce remplie d’instruments historiques.

Oui, Denis Schingh nous a fait rêver sur des morceaux de The Who, et d’autres airs de rock progressif.

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Cet artiste aime bien, d’ailleurs, se produire dans des endroits atypiques où le public apprécie une ambiance simple, artistique, tamisée et authentique. «Aujourd’hui les gens veulent voir des groupes de musiques, l’époque des solistes est presque obsolète. C’est difficile d’attirer le monde dans ce genre de représentations, mais il y en a», explique Denis.

Donald Quan confirme en annonçant que plus de 2000 concerts ont été présentés au Musideum en 5 ans. Chaque soir, le Musideum accueille un artiste dans cette petite pièce pouvant accueillir jusqu’à 50 personnes, peu importe le style de musique, l’origine ou la culture musicale, «tant que l’artiste est capable d’inviter au moins 15 à 20 personnes au concert».

«Je ne juge pas, peu m’importe ce que va jouer l’artiste ou quel genre de musique. S’il a un niveau certain dans son domaine et qu’il peut inviter un certain nombre de personnes.»

Passionné par les instruments de musique, il en fabrique également: percussions, violons, harpes…

Le propriétaire du Musideum tient à proposer une grande diversité d’instruments issus des cultures du monde entier. «Les visiteurs peuvent venir faire le tour de mes instruments et on peut également les accompagner dans cette visite pour leur expliquer la provenance de chacun d’eux, leur culture et leur histoire.»

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Mais le plus important pour moi, c’est que l’on parle de cultures qui ne sont pas uniquement géographiques, mais aussi les minorités inconnues de terres très peu visitées», explique Donald Quan, les yeux brillants.

Compositeur, acteur et musicien, il se consacre dorénavant uniquement à ce musée. À travers internet et ses relations, il trouve ses perles rares chez les antiquaires de Toronto.

«En perpétuelle évolution», c’est la définition qu’il donne du Musideum, qu’on peut visiter sur rendez-vous.

Depuis peu, on y trouve un nouvel objet particulièrement innovant: une imprimante 3D, permettant éventuellement de démocratiser la création d’instruments de musique.

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