Le Lycée français déménage à Dufferin/Eglinton

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Le 15 juin prochain, le Lycée français de Toronto (LfT) emménagera dans un nouvel édifice, au sud de Dufferin et Eglinton. L’accomplissement d’une démarche entreprise depuis plus de six ans par l’institution française, qui trouve enfin des locaux plus adaptés à l’enseignement.

Le Lycée français de Toronto, comme ses homologues d’autres grandes villes à travers le monde, est un établissement conventionné par le ministère français de l’Education nationale. Inauguré en 1995, il compte aujourd’hui plus de 350 élèves et dispense des cours à la qualité internationalement reconnue.

Installé depuis sa création au 77 rue Charles, en plein centre-ville, le LfT va déménager cet été au 2327 rue Dufferin. Un changement nécessaire bien que de toute façon inévitable pour le proviseur du Lycée Dominique Duthel: «Notre bail de location expirait au mois de juin et nous ne pouvions pas le reconduire puisque des condos vont être construits à la place du bâtiment. Mais de toute manière nous cherchions à partir depuis quelques temps et nous sommes ravis d’avoir enfin trouvé un lieu qui nous permette d’envisager le futur avec sérénité.»

Et même s’il reconnaît que certains ont exprimé le regret de devoir faire un peu plus de chemin pour déposer leurs enfants à l’école, il constate que la majorité des parents et personnels enseignants sont ravis: «Logiquement, nous ne pouvions satisfaire tout le monde. Mais le choix du CA a été globalement très bien reçu. Pour les enfants, nous allons mettre en place un service de navettes à partir de la station de métro Eglinton West, ce qui devrait faciliter les choses. Quant au personnel, il est ravi de pouvoir appliquer un programme pédagogique dans ce que l’on peut appeler une vraie école.»

Le nouvel édifice du LfT offrira une surface de 50 000 pieds carrés contre 30 000 auparavant. Il pourra donc accueillir plus de salles de classe, plus spacieuses qu’auparavant, qui permettront l’organisation de travaux en groupes réduits. L’hypothèse d’une augmentation des effectifs globaux n’est également pas à exclure: «Nous avons une forte demande, et même s’il est difficile d’avancer des chiffres avec certitude, je pense que nous avons un potentiel d’accueil d’à peu près 500 élèves d’ici quelques années.»

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Le Lycée aura également à sa disposition un important espace de récréation pour les élèves, chose impensable sur la rue Charles, en plein centre de Toronto. Un argument de poids pour cette nouvelle école, puisque la moitié de ses effectifs sont des élèves d’école primaire. Enfin, la proximité du centre Fairbank permettra aux classes du LfT de bénéficier d’un gymnase de qualité à proximité de l’établissement.

«Cela va nous permettre de développer une pédagogie plus adaptée dans un lieu plus propice à l’éducation et à l’apprentissage», assure le proviseur, qui concède néanmoins le fait que quelques travaux soient à effectuer d’ici la rentrée: «L’avantage est qu’il n’y a pas de gros oeuvre à effectuer. Il s’agirait plus d’un toilettage du lieu. Des petites choses comme de la moquette à poser ou à enlever, quelques coups de peinture et un grand nettoyage de la cour de récréation.»

Une opération qui semble donc profitable au Lycée français, d’autant que, comme le confie Dominique Duthel, le coût de l’opération n’aura pas vidé outre mesure les coffres du LfT: «Les négociations avec le Toronto district Schoolboard (TDSB) ont été excellentes et ils ont tout fait pour nous faciliter la tâche. Nous nous retrouvons avec un édifice dont le loyer ne coûtera pas plus cher qu’auparavant. Du coup, malgré ce déménagement, les frais de scolarité ne subiront aucune autre augmentation que celle liée à l‘inflation.»

Et quant à l’hypothèse qui voudrait voir le LfT se porter acquéreur d’un terrain, peu d’informations filtrent pour le moment. Dominique Duthel reconnaît que l’idée existe mais assure qu’un tel projet est tout simplement inenvisageable à court terme.

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