Le gouvernement prolonge le mandat de Dyane Adam de quelques mois

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OTTAWA (PC & L’Express) – Les adieux de la commissaires aux langues officielles, Dyane Adam, qui devait quitter son poste à la fin du mois, devront attendre quelques semaines, puisqu’elle a accepté d’étirer son mandat le temps qu’on lui trouve un remplaçant.

Le bureau de Mme Adam a indiqué, jeudi dernier, avoir reçu une lettre du bureau du premier ministre Stephen Harper, confirmant qu’elle demeurait en poste jusqu’à ce que le Parlement approuve, cet automne, la nomination de la personne qui la remplacera.

Comme le poste de commissaire aux langues officielles est un poste d’officier du Parlement, la nomination doit obtenir l’approbation de la Chambre des communes et du Sénat avant de devenir officielle.

Il y a deux semaines, le gouvernement publiait un appel de candidatures dans la Gazette du Canada, invitant les personnes intéressées à se faire connaître. Le mandat de sept ans de Mme Adam vient à échéance le 31 juillet.

Les partis d’opposition et les associations francophones avaient dénoncé la lenteur avec laquelle le gouvernement semblait agir pour assurer la succession de la commissaire. Ils craignaient que le poste ne soit laissé vacant pendant la transition. Le nom du journaliste Graham Fraser, auteur de l’essai Sorry, I Don’t Speak French, est souvent mentionné comme successeur possible de Mme Adam.

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Le français aide Harper à structurer sa pensée

Par ailleurs, le premier ministre Stephen Harper estime que le fait de parler le français l’aide à structurer sa pensée. Lors d’une émission de radio diffusée à partir de Calgary, le 11 juillet, l’animateur Dave Rutherford a affirmé à M. Harper que ses auditeurs déploraient le fait que le premier ministre débute toutes ses conférence de presse en français.

«Parce que je ne suis pas aussi compétent en français qu’en anglais, je dois penser plus soigneusement, de façon plus structurée, au sujet de ce que je vais dire et de la façon avec laquelle je vais répondre aux questions, et cela m’aide de procéder de la sorte en conférence de presse», a expliqué M. Harper.

Interrogé quant à savoir si sa façon de faire visait à accroître les appuis de son Parti conservateur au Québec, le premier ministre s’est borné à dire qu’il croyait que son geste était apprécié. «Les gens de l’Ouest savent que je suis d’ici, les gens d’expression anglaise savent que je suis anglophone, je dois donc rappeler à ceux de l’autre partie du pays que je suis aussi le premier ministre, et ils semblent l’apprécier», a-t-il affirmé.

M. Harper a par ailleurs dit ne pas voir matière à préoccupation dans les récents propos tenus par le premier ministre du Québec, Jean Charest, qui a affirmé que la province avait les moyens d’être un pays indépendant. M. Harper a dit croire que le premier ministre québécois demeurait un ardent partisan de l’unité canadienne.

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