Le duo québécois Maestrôm fait rêver le Buskerfest

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Publié 01/09/2009 par Vincent Muller

Les frères Maestrôm ont présenté leur attrapeur de rêve au public du Buskerfest, qui avait lieu de jeudi à dimanche dernier sur la rue Front, de la rue Church à la rue Jarvis. La 10e édition de ce festival d’artistes de rue, le plus grand de ce type en Amérique du Nord, a permis au public de découvrir les talents de plus de 100 musiciens, magiciens, clowns, équilibristes, danseurs, dessinateurs venus des quatre coins du globe.

Elvis était au rendez-vous aux côtés de Batman ainsi que des jongleurs japonais Senmaru & Yuki, du magicien new-yorkais Magic Brian, de Pedro le clown sculpteur venu du Portugal, du britannique Bike boy qui présentait ses cascades et jonglages en vélo et bien d’autres encore qui ont fait rêvé et émerveillé le public torontois durant quatre jours.

Et les rêves, justement, le duo excentrique des frères Maestrôm est venu spécialement de Montréal pour les réaliser grâce à sa machine à attraper les rêves. Lorsque l’on demande à Mathieu Riel, alias Izmir, rencontré peu avant la première séance du numéro de Maestrôm, en quoi consiste la prestation, il ouvre grand les yeux avec un regard hypnotique et nous lance le plus simplement du monde: «nous réalisons les rêves».

Demandant davantage de détails quand à la manière de procéder, il explique, toujours avec le même air mystique: «nous utilisons des instruments vibratoires musicaux pour aller chercher les mauvaises vibrations chez les gens et les aligner avec leurs rêves afin qu’ils deviennent réalité.

Nous avons été au Cirque du Soleil et c’est grâce à nous que Guy Laliberté va réaliser son rêve de voyager dans l’espace.»
Mathieu Riel et Jez, qui ne communique jamais son véritable nom, se connaissent depuis 10 ans. Ils se sont rencontrés alors qu’ils servaient au restaurant-théâtre La maison hantée à Montréal et ont décidé d’unir leurs talents.

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Mathieu Riel, possédait sa propre compagnie de théâtre et Jez sa compagnie musicale.

Ainsi, les deux compagnons ont combiné leurs savoirs faire pour mettre en place des spectacles qui les ont amenés à se produire au festival Juste pour rire, au Cirque du Soleil, au Festival de jazz de Montréal ainsi qu’au 400e anniversaire de la ville de Québec.

Ils se produisaient cette année pour la première fois à ce festival. «C’est une nouvelle expérience pour nous, dans le Buskerfest les artistes ne sont pas payés par le festival et demandent une contribution au public. Normalement quand on fait du théâtre de rue on ne doit pas se préoccuper d’argent. Le Buskerfest ramène à une forme de réalité», nous livre plus sérieusement Mathieu Riel.

«Pour ce spectacle on a approfondi l’aspect mystique», continue-t-il alors que son collègue installe la machine à attraper les rêves ainsi que divers instruments de fabrication artisanale sous la tente dans laquelle ils se produiront.

Leur spectacle d’une dizaine de minutes se déroule en petit comité, dans l’obscurité. La musique est destinée à stimuler l’imaginaire du public, à le faire entrer dans une dimension irréelle le tout orchestré par Izmir qui choisi l’un des membres de l’assemblée devenant un cobaye sur qui seront appliqués des tours entre hypnose et magie.

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Au public de jouer le jeu ou pas, et il semblait que lors des premières séances celui-ci était encore un peu froid: «On essaye de briser la glace», avouaient les frères Maestrôm à l’issue de leur deuxième représentation.
De leur côté les organisateurs du Buskerfest essayent toujours de briser l’épilepsie.

En effet si le festival, permettait de découvrir tout ces artistes talentueux, il vise également chaque année à soulever des fonds pour la lutte contre cette maladie des nerfs.

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