Le Département de Français de McMaster fête ses 20 ans

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Vingt ans et un doctorat en poche? C’est en tout cas ce que souhaite le Département de Français de l’université de McMaster, qui célébrait ce samedi 29 mars 2008 ses deux décennies d’existence.

«Notre objectif est de présenter d’ici à trois ans un doctorat, affirme la directrice Maroussia Hajdukowski-Ahmed, avec pour point focal la francophonie et la diversité.» Vingt ans après sa naissance, le Département de français veut se payer une deuxième jeunesse.

D’habitude découragée au niveau supérieur pour des raisons financières, cette demande-là sera acceptée, elle en est convaincue: c’est que «celui de l’université de Waterloo l’a obtenu, avec seulement dix élèves».

Et les arguments ne manquent pas pour cette structure déjà bien développée au sein de l’université McMaster, avec un programme de maîtrise avancé (une quinzaine d’élèves) et des liens solides tissés avec d’autres universités francophones – notamment Paris Nanterre. À quoi s’ajoute la présence de dix à vingt-quatre professeurs, et un club francophone actif.

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Le Département de Français de l’université McMaster jouit aussi d’une longue histoire dans l’enseignement francophone: l’engagement du premier professeur de l’université remonte à 1906 avec John Dales, qui amorça la création d’une maîtrise de français.

Puis c’est le dénommé Département de langues romanes (français, italien, espagnol) qui voit le jour en 1948, sous la direction d’Arthur Patrick. L’équilibre entre enseignement et recherche, qui caractérise aujourd’hui le Département de Français, trouve enfin ses origines dans les années 1960 et l’impulsion de nombreux auteurs donnant des cours à l’université.

On compte parmi eux Pierre Colon, David williams, ou encore Gary Warner, qui initia les cours de littératures africaines et caribéennes. Le français «obtient son indépendance en 1988» en quittant le Département de langues romanes, pour devenir un département à part entière.

Toutes ces histoires et tous ces projets ont donc été dignement fêtés au sein de l’université, au CIBC Hall 318, devant plus de 160 personnes.

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