Le cinéma et les arts médiatiques ont besoin de l’Université de l’Ontario français

Représentation d'une future Université de l'Ontario français au centre-ville de Toronto (image extraite d'une vidéo promotionnelle de l'UOF).
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L’industrie du cinéma et des arts médiatiques franco-ontariens réclament le droit à une Université de l’Ontario français.

C’est ce qu’expliquent les responsables de Cinéfranco et du Labo dans une lettre ouverte d’appui adressée à Dyane Adam, la présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français à Toronto:

L’industrie du cinéma et des arts médiatiques franco-ontariens est une ancre indispensable à l’expression identitaire des Franco-ontariens. C’est le lien de communication à la fois entre nous, Franco-ontariens, et le lien avec les Francophones du Canada et du monde.

Le cinéma francophone assure la transmission des valeurs linguistiques, culturelles et historiques, essentielle à la relève.

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Conscient de cette réalité, Cinéfranco, le festival international du film francophone, se met au service des artisans franco-canadiens du cinéma tout en rassemblant les communautés francophones, francophiles et cinéphiles de la région de Toronto.

Le Festival jeunesse réservé aux écoles, le Festival grand public et la Perspective Québec, événements phares, sont enrichis tout au long de l’année, par des co-présentations et des partenariats (bibliothèques de Toronto, festivals locaux, etc.)

Les arts médiatiques sont le reflet et l’incarnation de notre société empreinte de son patrimoine, son savoir, ses richesses, ses difficultés, sa diversité.

Qui dit société dit aussi collectivité: ainsi Le Labo rassemble une grande variété à la fois d’artistes, d’artisans du cinéma, franco-ontariens et de partenaires.

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Le Labo est caractérisé par ses programmes toujours en mouvement, son dynamisme à stimuler la création et la créativité, son énergie à agrandir son cercle de partenaires, rehaussés par son bureau situé au 401 de la rue Richmond, véritable écrin des organisations artistiques vitales de Toronto.

Le Labo y côtoie YYZ Artists’ Outlet, V Tape, le Festival Images, le Festival ImagineNative, et Gallery 44 Centre for Contemporary Photography, pour ne citer que quelques-uns de ses partenaires.

Dans ce contexte, Le Labo, Cinéfranco et l’Université de l’Ontario français (UOF) et son Carrefour du savoir et de l’innovation, partagent de multiples points communs, peuvent conjuguer une variété illimitée d’opportunités de coopération, de fusionnement et d’intégration dans leurs relations.

Déjà établie en bonne et due forme par la Loi de 2017 sur l’Université de l’Ontario français, elle renouvelle le concept même d’université. L’approche visionnaire de l’UOF, un vrai bond en avant dans la modernité, offre une occasion unique de concrétiser les principes d’une pédagogie expérientielle adaptée aux besoins de la communauté franco-ontarienne.

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L’UOF offre un riche éventail d’avantages dont ses pratiques innovatrices numériques, son mode de fonctionnement original sans divisions disciplinaires en départements, sa volonté de créer des incubateurs plantés dans la réalité des industries concrètes de la communauté pour à la fois regrouper, consolider, enrichir et intégrer les besoins et travail des étudiants et des partenaires.

Pour ne citer que quelques-unes des retombées bénéfiques d’une forte coopération avec l’UOF, Le Labo pourrait offrir des stages ou des modules expérientiels.

Le Labo avec ses artistes en résidences, son énergie à cultiver des partenariats et à en agrandir le cercle peut fournir des ressources uniques à l’université. Cinéfranco pourrait également offrir des stages d’apprentissage en programmation, en événementiel, en administration, et dans l’accompagnement pédagogique des programmes scolaires.

Les étudiants de l’UOF, en étant insérés dans la vie concrète d’organisations, auront le grand avantage de comprendre la psychologie du travail avec ses codes déontologiques.

Université de l'Ontario français
Dyane Adam

Nous, Franco-ontariens, artisans du cinéma et artistes médiatiques, réclamons le droit à une Université de l’Ontario français, épicentre du développement et de l’épanouissement de notre industrie, par son caractère unique de transdisciplinarité, tissée dans la fibre même d’une communauté franco-ontarienne vibrante, cohésive, diverse, inclusive, bilingue ou multilingue et ouverte sur le monde.

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Pourquoi exiler une jeunesse franco-ontarienne vers des universités qui aliènent sa profonde identité? Cette négation de notre droit à l’Université de l’Ontario français nous appauvrit tous et contribue à un estompement culturel, identitaire et artistique que nous ne méritons pas.

L’Université de l’Ontario français dans ses nombreux partenariats, dont celui avec Le Labo et Cinéfranco, ne manquera pas de dynamiser une synergie université/industrie médiatique pleine de promesses pour tous, porteuse d’une considérable mosaïque d’opportunités.

Nous pensons que l’Université de l’Ontario français sera autant bénéfique à notre communauté et à notre culture francophone qu’à la prospérité de la province de l’Ontario dans son ensemble.

Marcelle Lean, directrice artistique et fondatrice, Cinéfranco

Barbara Gilbert, directrice générale, Le Labo

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