Le Canada: un leader qui se condamne à devenir bon dernier?

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Pendant que notre gouvernement investit des sommes colossales pour nous mettre à l’abri de la pandémie de la grippe H1N1, puisse-t-il ne pas oublier ceux qui, ailleurs, meurent de maladies «banales» faute de vaccins pourtant à très faibles coûts.

Voilà 40 ans, le Canada décidait de faire figure de leader dans le domaine de l’aide au développement en invitant les pays riches à souscrire à l’engagement de consacrer 0,7% de leur PNB à la lutte contre la pauvreté dans le monde. Au fil des années, les promesses se sont succédées sans que ce  membre du G8 ne soit à la hauteur de ce noble objectif. Et pour cause?

Au sein de l’OCDE, il fait partie des 6 États qui n’ont pas jugé utile de se doter d’un calendrier pour atteindre ladite cible, tandis que la part de son PNB consacrée à l’aide est en-dessous de la moitié du seuil suggéré naguère par lui-même, soit 0,3%. Comme si ce retard n’était pas déjà un contre-exemple, le Canada va arrêter en 2010 son engagement d’accroître de 8% son budget pour l’aide au développement.

Si nos gouvernants devaient s’abstenir de prolonger cet engagement qui est un minimum, notre responsabilité serait questionnable face aux décès annoncés des 200 à 400 millions d’enfants qui, selon la Banque Mondiale, devraient payer de leurs vies la crise financière en cours, d’ici 2015.
Quelle fierté aurait notre pays de passer du statut de leader à celui de bon dernier ?

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